Tout ce qui n'est pas donné ou partagé est perdu (proverbe gitan)

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Ici c'est le printemps toute l'année !!!

samedi 19 février 2011

Leçon de séduction n°19, suite imprévue





Je n'avais pas l'intention de revenir sur le sujet des "leçons de séduction" pour l'instant et pas particulièrement sur celle qui porte le numéro 19, mais rappelez-vous, en conclusion je me demandais s'il existait l'équivalent symbolique au féminin de Casanova ou Don Juan.
Or, il s'avère qu'hier, j'ai reçu un long commentaire qui mérite à lui seul d'être publié, qui ne répond pas par oui ou par non à ma question, mais qui ouvre des pistes intéressantes.
Il traite non seulement de ce que sont un séducteur et un pervers narcissique, mais également une femme histrionique, du point de vue de la psychanalyse.
C'est tout simplement passionnant.






"Effectivement on peut fait un parallèle entre le séducteur et le pervers narcissique (PN), les 2 ne s'aiment pas, les 2 n'aiment pas les femmes, les 2 ne savent pas, ne comprennent pas ce que veut dire "amour". les 2 sont restés à un stade infantile ... avec des conflits avec LA MÈRE mais également LE PÈRE totalement non dépassés et non réglés ...

d'ailleurs on utilise souvent les mêmes termes pour parler de leurs agissements : "proies" - "chasse" - "emprise" ...

le PN aura très souvent tendance à utiliser le masque du séducteur pour "attirer" la femme (ou les femmes) qu'il a choisi(s) comme victime. (il y a aussi des femmes PN, mais là parlant en quelque sorte de mon expérience personnelle, j'ai dû faire face à un homme PN) Tout comme on également tendance à utiliser l'expression "j'ai été victime d'un séducteur".

on aura simplement peut être plus de facilité à "pardonner" et à se remettre d'une expérience avec un "simple" séducteur (je tiens à préciser que je n'excuse pas les agissements d'un séducteur qui peut faire lui aussi du mal à une femme qui a cru en une belle histoire à venir) ... qui s'avère finalement perdu, noyé dans son besoin de plaire et séduire pour se rassurer sur sa propre valeur et existence ...

alors qu'un pervers narcissique est dans une démarche délibérée de faire du mal, qui plus est de jouir du mal qu'il déclenche sans y paraître.

la communication :
le séducteur conservera une part de mystère, il communique peu, cela permet de laisser l'imagination des femmes séduites vagabonder, et créer tous les espoirs possibles.

le pervers narcissique commence avec la communication d'un séducteur, il attire sa victime tout en tissant une toile d'araignée, qui par la suite lui permettra de manipuler afin de faire accepter l'inacceptable et les souffrances à venir.

une autre distinction pourrait être le temps, la durée ... certes les 2 apprécient fortement la période de chasse et de conquête, et plus la "proie" est difficile, plus leur satisfaction est grande ("la masturbation intellectuelle") mais un séducteur ne s'engage que très rarement dans du moyen ou du long terme, une fois le cœur de la "proie" ravie (avec ou sans sexe d'ailleurs), il part vers une autre ou d'autres conquêtes ... une fois conquise, on est vite oublié ....

un pervers narcissique ne lâche pas sa proie, certains s'installent en ménage, se marient, font des enfants en se focalisant sur une victime particulière. d'autres vont multiplier les victimes en parallèle, en se constituant un genre de harem (en l'avouant ou pas)

souvent le séducteur s'en va ... une fois la conquête acquise ... afin de rassasier son besoin constant de nouvelles conquêtes à venir

dans le cas d'un pervers narcissique ils peuvent aussi partir, mais ils reviennent toujours ... et surtout ils essayent constamment de conserver un lien (téléphone, sms, mail ...) de rester dans la vie des victimes. une relation avec un pervers narcissique est émaillé de plusieurs ruptures/réconciliations avant la vraie séparation. c'est finalement toujours la victime qui finit par fuir et couper les ponts.





(Le pervers narcissique entre en relation avec l'autre pour le séduire. Il séduit physiquement parfois mais surtout intellectuellement. Il est avenant, sécurisant, sûr de lui… Surtout lorsqu’il est face à une personne qui n’est pas très sécurisée. Il commence par vous encenser. Vous êtes le meilleur, le plus doué, le plus cultivé… Personne d'autre que vous ne compte pour lui (il n'hésite d'ailleurs pas à dire la même chose successivement à plusieurs personnes). Il change de masque suivant les besoins, tantôt séducteur paré de toutes les qualités, tantôt victime faible et innocente. Il a un souci scrupuleux des apparences, donnant le plus souvent l’image, valorisante pour son ego, d’une personne parfaite, image qui cache son absence d’émotion, d’amour, de sincérité et d’intérêt pour tout ce qui n’est pas lui. Il ne s'intéresse pas à la réalité, tout est pour lui jeu d'apparences et de manipulation de l'autre.
Quelques indices peuvent vous mettre la puce à l’oreille : surestimation de soi, sentiment d'être unique, besoin d’être reconnu comme exceptionnel et critique mal vécue.





Qu’il soit séducteur ou pervers narcissique, le manipulateur répond toujours à un même mécanisme. Le but est de dominer, de mettre une ou plusieurs personnes sous son emprise, d'avoir à sa disposition quelqu'un dont on va faire ce qu'on veut, dont on va se servir comme d’une marionnette. Le manipulateur va utiliser la séduction pour attirer sa proie : il apporte beaucoup à la personne, la bombarde d'amour, lui dit que ça va être merveilleux, bref c'est une première phase de séduction comme du miel pour attirer une abeille. Ça ressemble à une séduction amoureuse, mais c’est en fait une séduction narcissique : le manipulateur se montre très beau, très protecteur, promet des tas de choses pour illusionner la personne. Ce qui différencie le pervers narcissique du séducteur, c’est le but recherché :
Le pervers narcissique séduit sa proie mais il la conserve ensuite car ce qu’il aime avant tout c’est détruire l’image de sa victime. Dès que le poisson est « ferré », il le maintient tout simplement « accroché » tant qu'il en a besoin. Il joue avec sa victime au chat et à la souris, faisant patte de velours pour mieux la tenir, puis sortant ses griffes lorsqu'elle cherche à s'évader. Ces éloges et ces protestations d'attachement lui permettent de mieux « vous couler » ensuite en jouant sur l'effet de surprise, et de vous atteindre d'autant plus que vous ne vous attendiez pas à l'attaque et qu'il a en outre pris soin de choisir précisément le moment où vous pouviez le moins vous y attendre. Tout tourne autour de lui et surtout tout doit s'arrêter quand il n'est pas là. Il est dans le contrôle total de l'autre, voire des autres.





Le séducteur manipule sa victime parce qu’il a besoin de se rassurer sur ses capacités de plaire et de séduire. Le séducteur est un collectionneur d’aventures. Une fois qu'il a conquis le cœur d’une personne, celle-ci ne représente plus rien à ses yeux et va rechercher une autre victime à séduire. Il ne va pas chercher à s’impliquer dans une relation à long terme. Il prend et il jette !

On peut tous se faire manipuler face à un grand manipulateur. Un bon manipulateur peut toujours trouver le point faible de la personne, or nous avons tous un point faible. Mais il est clair que les pervers narcissiques choisissent surtout des personnes qui ont une certaine vulnérabilité, qui ont un grand manque de confiance en elles, des personnes qui ont été très affaiblies ou rendues très vulnérables à un moment de leur vie (agression, maltraitance, abandon, etc...). En général, les manipulés sont des personnes qui ne savent pas dire « non ». Il va chercher la fragilité quelle qu'elle soit, il s'engouffre dans la « blessure » du moment : deuil, séparation, licenciement, souci d'argent … La victime recherche souvent de son côté une personne forte et charismatique qui la rassure, et c’est là justement l'image que le pervers veut donner de lui.





La plupart du temps, les victimes "idéales" sont dotées des qualités que le pervers précisément convoite : douées et cherchant toujours à donner le meilleur d'elles-mêmes, elles sont séduisantes. Il prend le plus souvent ses victimes parmi des personnes pleines d'énergie et d'amour de la vie, pour les vampiriser et les « dévitaliser ». Il choisit de préférence des personnes honnêtes, sincères, gentilles, qui cherchent vraiment à consoler et à réparer, des personnalités maternantes, aimantes, dévouées parce qu'il a besoin d’être aimé, d’avoir quelqu'un entièrement à son service. Mais aussi naïves, sans trop d’esprit critique, voire fragiles, afin de les amener plus facilement et plus rapidement à accepter une relation de dépendance.

Ces personnes ne s’aperçoivent pas tout de suite de la perversité de leur interlocuteur(trice).En fait il va petit à petit déstabiliser sa victime en lui faisant des petites remarques, anodines au départ, il lui dit une chose puis son contraire. Il sous-entend des critiques mais il ne les dit pas vraiment, il culpabilise l'autre, il le rend responsable de ce qui ne va pas. En alternant la séduction puis la menace, en disant une chose et son contraire, le manipulé en arrive à une confusion totale. Et tout cela se passe toujours en privé. Petit à petit le manipulateur arrive à la faire penser comme il le veut, il lui impose son mode de fonctionnement, la victime finit par ne plus avoir d'esprit critique. Il crée et entretient un climat de tension et fait alterner chez l'autre regrets et peurs.
Il l'amène aussi à s’éloigner de son entourage en le critiquant, en disant qu'il ne lui apporte rien.
Au fur et à mesure la personne manipulée s'habitue, trouve que c'est normal, elle va avoir besoin de cette relation, qui va devenir une sorte d'addiction.
Étant profondément généreuses, elles ne peuvent se résoudre à admettre la perversité de leur bourreau et s'appliquent à lui trouver des excuses.
Le pervers peut aussi se faire passer pour faible, prendre la mine de chien battu, les yeux tristes, dont voudront alors justement s’occuper les femmes maternelles, dévouées, celles n’existant que par le dévouement à autrui. Elles tomberont aisément sous l'emprise des pervers dans lesquels elles verront, souvent à tort, une personne fragile, un enfant à protéger. La victime harcelée, vit dans l’espoir de « guérir » le harceleur et c'est cette illusion qui la fait rester dans la relation, et continuer à subir les attaques qui la détruisent.






Quand les victimes commencent à faire sans cesse attention à ce qu’elles doivent dire ou ne pas dire, quand le manipulateur tente d’influer sur ses relations, quand il commence à les critiquer sans raison … c'est à ce moment là qu'il est possible de prendre conscience qu'elles ont à faire à de tels personnages.

La principale séquelle est que très longtemps après la victime continue à se dire : "qu'est-ce qu'il aurait dit de ça ?" « Qu’est ce qu’il aurait pensé de ça ? ». Elle a tendance à se replacer dans ce que son manipulateur aurait voulu, elle reste imprégnée. C'est vraiment une addiction.
Les humiliations qui ont été subies ne s'oublient pas. La personne ne cesse de se poser la question "pourquoi j'ai accepté, comment j'ai pu faire, est-ce que c'est parce que je suis trop faible ?". Elle culpabilise d'avoir été piégée et a honte pendant très longtemps. Elle va devenir méfiante dans ses relations, car elle se dit sans cesse : "puisque je me suis fait piéger une première fois, pourquoi cela ne recommencerait pas".
Enfin, les victimes ont un sentiment de vide : pendant longtemps elles ont été téléguidées, il va falloir qu'elles réapprennent à penser par elles-mêmes. Ça nécessite une rééducation.

Le plus important est de comprendre que leur bourreau ne changera jamais.
Elles ne pourront jamais obtenir de lui une quelconque prise de conscience, des remords, des regrets, des excuses. Si par hasard, son discours le laisse penser c'est qu'il manipule encore.

Il faut apprendre à se détacher de ses mots, à ne plus penser au travers de lui, sortir de la culpabilité, et retrouver l’estime de soi même.
Ces personnes ont tendance à répondre en priorité aux besoins des autres. Alors il faut commencer par apprendre à dire « non ». La peur est bien souvent à l'origine de ce refus de dire « non » : peur de blesser, d'être jugé, ou plus couramment de ne pas être aimé. L'important est de choisir en fonction d'un bénéfice pour soi dans une situation, au lieu de céder par culpabilité. Tout un apprentissage.
Se préoccuper de son plaisir doit être un nouvel objectif, être à l’écoute de ses désirs, de ce que l’on veut pour soi ou de ce que l’on ne veut plus. Il faut cesser de vouloir plaire à l'autre... Ce qui va demander de dépasser la peur de la solitude, bien sûr.
L'affirmation de soi et une bonne estime de soi sont les éléments clés de la reconstruction.)(Nathalie Noachovitch)





Pour ce qui est des séductrices, je pense que l'on peut trouver ce cas de figures chez les femmes histrioniques (anciennement nommer hystériques).

En France, on utilise d’avantage le terme de personnalité hystérique pour désigner ce trouble.

Ce trouble de la personnalité est caractérisé par un comportement réactif excessif, intensément exprimé ou excessivement dramatique, avec une propension à l'exagération, l'excitabilité émotive, et les perturbations dans les rapports interpersonnels.

Selon le DSM IV :

On note des réponses émotionnelles excessives et une quête d’attention.
Ce trouble apparaît au début de l’âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes :

- le sujet est mal à l’aise dans les situations où il n’est pas au centre de l’attention d’autrui.

- l’interaction avec autrui est souvent caractérisée par un comportement de séduction sexuelle inadaptée ou une attitude provocante.

- expression émotionnelle superficielle et rapidement changeante

- utilise régulièrement son aspect physique pour attirer l’attention sur soi

- manière de parler trop subjective mais pauvre en détails

- dramatisation, théâtralisme et exagération de l’expression émotionnelle

- suggestibilité, est facilement influencé par autrui ou par les circonstances

- considère que ses relations sont plus intimes qu’elles ne le sont en réalité

Le symptôme majeur est l’histrionisme, c’est à dire une attitude des patients qui cherchent à attirer l’attention sur eux, à plaire ou à séduire de façon excessive et envahissante.





Contrairement aux personnalités dépressives qui s’enferment et s’autostimulent dans leurs ruminations moroses ou aux personnalités dépendantes qui attendent passivement l’aide d’autrui, les personnalités histrioniques sont des dépendantes actives : elles cherchent activement l’attention et l’aide d’autrui. Ainsi, elles ont une forte capacité à changer d’attitude en fonction de ce qu’elles supposent des attentes de leur interlocuteur.

L’attitude majeure de la personnalité histrionique est une attitude théâtrale : ce sont des personnes en perpétuelle représentation. Leurs récits dramatisent ou embellissent la réalité. Parfois, ils la falsifient ; c’est ce que l’on nomme la mythomanie (fabulation non délirante).



Dans le cas d’une absence d’intérêt par les autres, le niveau d’angoisse de ces personnes va augmenter faisant craindre chez eux un passage à l’acte notamment le plus dramatique : la tentative de suicide. Elle doit alors être interprétée comme un moyen supplémentaire de rester sous le regard d’autrui.

On peut noter d’autres symptômes :

- l’égocentrisme
- des comportements manipulatoires, comme le chantage
- la labilité des affects (changement fréquent d’humeur)
- la facticité des affects (superficialité au niveau des émotions)
- une dépendance aux autres
- une érotisation des relations sociales : ce comportement de séduction fait passer à tord les personnalités histrioniques pour des nymphomanes. En effet, elles affichent une hyper-féminité.
- des troubles de la sexualité avec soit un évitement de toute sexualité, soit une hypersexualité apparente masquant de profondes inhibitions, une frigidité.





La personnalité histrionique n’est pas toujours consciente du jeu qu’elle mène, les possibilités d’introspection lui font défaut. On note également un manque de recul et de contrôle vis à vis des affects.

La personnalité histrionique est plus fréquente chez la femme.
Chez l’homme, elle est plus rare et surtout plus mal tolérée socialement. L’histrionisme ici se traduit par la vantardise, des fanfaronnades, les récits enjolivés d’aventures avantageuses cherchant à masquer sa faiblesse et son absence de virilité. L’attitude de donjuanisme masque les inhibitions sexuelles.



Ces personnalités histrioniques éviteraient les relations affectives authentiques avec autrui. La personnalité histrionique a constamment besoin des autres pour se sentir valorisée. Cette dépendance affective, accompagnée de l’égocentrisme, s’associe à une extrême intolérance aux frustrations qui, dans certains cas, va prendre des formes spectaculaires dont les plus communes sont les pleurs intenses, les colères excessives. Le mouvement caractérise l’humeur habituelle des personnalités histrioniques : les élans d’enthousiasme et les accablements se succèdent sans relâche. On relève également une hyperactivité émotionnelle.






Du point de vue cognitif, on note une réelle difficulté chez ces patients à fixer leur attention, à se concentrer durablement sur les événement, une difficulté à avoir une analyse rationnelle des situations. Les situations vont d’avantage être analysées selon les émotions qu’elles suscitent chez les sujet, donnant au discours un caractère flou, vague, subjectif. Leur image de soi est souvent profondément dévalorisée. Les expériences de rupture à répétition renforcent leur profond sentiment de manque de valeur, de faiblesse face à l’existence. Cependant, elles vont majorer cette faiblesse dans l’espoir qu’on les secoure ; les personnalités histrioniques recherchent activement des supports externes.

Les autres sont perçus en fonction des besoins de renforcement narcissique recherché par la personnalité histrionique. Ils sont des admirateurs potentiels, un public à conquérir.






Il est bon de rappeler que ces personnes ne sont pas des simulatrices.
Selon le courant psychanalytique, cette personnalité trouverait son origine dans les conflits inconscients. Elle traduirait la résolution pathologique d’une sexualité conflictuelle. Par rapport à la dépendance aux autres, la psychanalyse propose d’expliquer ce phénomène par une problématique de type orale : il s’agit de sujets immatures, inhibés, passif-dépendants, ne pouvant vivre que soutenu par un entourage maternel et protecteur.
Les théories cognitivo-comportementales insistent sur le rôle des renfoncements éducatifs ayant eu lieu pendant l’enfance. les parents sont soupçonnés d’avoir systématiquement renforcé les réussites de leur enfant en fonction de critères esthétiques, les qualités intellectuelles ou morales étant nettement moins valorisés. Par conséquent, le charme, la séduction deviennent les stratégies privilégiées de l’enfant pour répondre aux différentes sollicitations.

L'intolérance aux frustrations, l'hyperactivité émotionnelle sont de réelles sources de souffrance menant régulièrement à des décompensations dépressives. C'est souvent à ce moment qu'ont lieu les consultations. Celles-ci sont également vécues sur un mode séducteur et théâtral. Le thérapeute sera souvent pris en témoin de la détresse de l'histrionique. L'histrionique souffre généralement d'un manque d'introspection, d'un besoin de valorisation narcissique de la part d'autrui, d'émotivité excessive et donc d'un manque de rationalisation. L'objectif thérapeutique principal est donc de rehausser l'image de soi et d'apprendre au patient à analyser rationnellement les situations plutôt qu'intuitivement ou affectivement. La restauration de l’estime de soi est un objectif prioritaire des thérapies des personnalités histrioniques. Elles sont tellement convaincues de leur manque de valeur, elles y semblent tellement attachées comme à une image de marque, que seule la démonstration pratique et factuelle, par la confrontation de leur compétences réelles aux épreuves de la réalité, présente une réelle efficacité.

Le mode de traitement psychanalytique reste l’un des modes de traitement privilégié de la personnalité histrionique si on retient l’origine inconsciente de ce trouble."







Mathilde Primavera.

31 commentaires:

  1. C'est peut être long mais je ne me suis pas ennuyée un seul instant.

    C'est effectivement passionnant ! Et instructif.

    Ce passage m'a particulièrement troublée :
    "Il prend et il jette !"
    "Le plus important est de comprendre que leur bourreau ne changera jamais.
    Elles ne pourront jamais obtenir de lui une quelconque prise de conscience, des remords, des regrets, des excuses. Si par hasard, son discours le laisse penser c'est qu'il manipule encore."

    Sans parler du fait que l'article est superbement illustré.

    Merci à la commentatrice qui a pris le temps d'écrire tout cela.

    Merci à toi d'en avoir fait une note.

    Je vais faire suivre ce lien si tu permets.

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  2. Pastelle : aucun souci, bien sûr que tu peux faire suivre ce lien, cela a déjà été le cas sur face-book, une amie fait suivre ce lien aussi par ailleurs, plus on sera de personnes à diffuser cela, et plus les personnes concernées prendront conscience de leurs maux en consultant un psy et plus les "victimes" arrêteront de se poser les mauvaises questions et prendront la sage décision de la rupture définitive sans aucun remord et surtout sans aucune culpabilité.
    J'ai également vivement remercié la personne qui m'a laissé ce long commentaire, mais qui malheureusement ne m'a laissé son nom ou un mail pour pouvoir lui écrire un peu plus personnellement.
    Quant à l'illustration, j'ai toujours sous le coude quelques représentations dont la symbolique en dit long, ça m'éclate, que ce soit de belles photos, ou d'illustres tableaux !!!
    Merci de ta visite et de ta fidélité ici !!!

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  3. P.S. : ne m'a "pas" laissé son nom, mais tu avais compris !!!

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  4. Bonjour,

    Sujet passionnant, après avoir vécu 9 ans auprés d'un pervers narcissique manipulateur. neuf ans et une centaine de ruptures, où il venait toujours me rechercher. Je me disais toujours "jusqu'où ira-t-il" ?
    Nous ne vivions pas ensemble, et après mon installation dans une autre ville voilà trois ans... il s'incruste toujours dans ma vie par des mails ou autres petites choses. Il se rappelle à mon souvenir. Le charme est définitivement rompu pour moi. Je le sens vide, pitoyable, à mes yeux dégonflé comme un ballon de baudruche.

    Merci pour ce témoignage.

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  5. Lu avec beaucoup d'intérêt ce long développement sur les personnalités manipulatrices. D'autant plus d'intérêt que nous rentrons ce soir, épuisés et hagards, d'une visite à belle-maman, une épreuve qui fait suite à des années de tensions. Mais elle a maintenant 87 ans, et son objectif n'est plus la séduction, et ses travers ne sont que les restes d'une vie de manipulation perverse, dont on n'arrivait pas à admettre qu'elle l'était. Cela venait forcément de nous, enfants ingrtas et détestables. Mais là, le verdict est tombé : hystérie. Tout n'est que comédie pour manipuler le peronnel soignant et nous. Les médecins sont formels, et nous ahuris, cela fait des années qu'elle agit ainsi avec nous ! comme elle sent que ça ne marche plus, elle devient haineuse et surtout, se prive de toute chance d'améliorer sa santé, elle se punit elle-même. C'est terrifiant pour elle, et pour nous, usant.

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  6. Passante : votre témoignage me touche et me soulage car vous êtes enfin sortie des griffes de ce pervers narcissique au point de le trouver dégonflé tel un ballon de baudruche !!! Belle image qui en dit long sur le travail que vous avez dû accomplir pour arriver à vous détacher de lui de la sorte, et ce, définitivement. Je suis donc ravie de constater que votre force morale et votre sens de l'analyse vous ont sauvé d'une relation malsaine, non valorisante, pas du tout constructive et aliénante !!!
    J'ai moi-même quitté un pervers narcissique qui s'ignore il y a presque deux mois, mais je n'en étais pas non plus à ma première rupture avec lui, il y a eu en fait 3 épisodes avec lui en l'espace de deux ans.
    Et si jusqu'à une date récente, je ne comprenais pas tout de son fonctionnement, mais sentant bien un manque de structure total et des dysfonctionnements flagrants dans sa façon de vouloir mener la relation, fort heureusement de questionnements en analyses j'ai fini par boucler la boucle, par rassembler tous les morceaux du puzzle qui manquaient et comprendre enfin que sa posture inconsciente relève bien à 300% de la pathologie du pervers narcissique de A à Z. J'ai beaucoup lu à ce sujet, et à chaque fois, toutes les caractéristiques sans exception sont ses manières d'être et d'agir, jusqu'à se cacher derrière la critique de la morale, ce qui est aussi un signe récurrent et systématique chez les pervers narcissiques. J'imagine qu'afficher ouvertement que la morale est stupide est une belle façon pour eux de justifier "leur mauvais esprit". Comme vous, alors que je le mettais sur un piédestal, son image en a pris un sacré coup, je réalise ô combien qui il est à présent. Mais, n'oublions pas, même si nous ne devons pas les excuser, que ce comportement irrépressible chez eux constitué, pour résumer, de calculs, de mensonges, de manipulations permanentes, leurs origines se trouvent dans leurs inconscients depuis la petite enfance. Mais, nous avons beau être éclairés par la psychanalyse, nous ne sommes pas thérapeutes, et surtout, nous n'avons pas à subir leur manque de respect à notre égard.
    Bien à vous.

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  7. Michelaise : "boudiou", je n'aurais jamais cru en publiant un tel article que vous même vous seriez concernée par la question !!! Ne me dites pas que les pervers narcissiques courent les rues, pas du tout de nature paranoïaque, je n'aimerai pas à avoir être dans la méfiance au moindre comportement décalé d'un de mes contemporains par rapport à la réalité !!! Mais, j'imagine que sur le nombre total de la population, un faible pourcentage constitue cette population là et ça tombe forcément sur un membre de votre famille !!! A chacun son pervers narcissique finalement !!! Bienheureuse époque où nous pouvons nous informer de tout ce qui existe et en prenant connaissance de ce qui doit être appris nous pouvons agir en conséquence sans avoir à douter et à perdre notre temps en d'interminables questionnements usants. Comprendre ce qui se passe c'est déjà une belle façon de dépasser les problèmes. Cela n'amoindrit certes pas leur pathologie, mais cela nous met au moins à l'abri des conséquences désastreuses qu'elles pourraient avoir sur nous.

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  8. Michelaise : pardon, je t'ai encore vouvoyé !!!

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  9. La seduction c'est mettre de la poésie dans le coeur pour que celui-ci vole dans le vent de la liberté

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  10. Pat : c'est joliment dit...mais... malheureusement...pour le pervers narcissique, il n'y a pas de poésie, encore moins de cœur. Quant à la liberté c'est un espace qu'il s'octroie de droit, mais en enfermant l'autre, en le cloisonnant dans un réduit, sans lui laisser le choix de s'évader avec lui, il se laisse la part belle pour faire ce qu'il lui plait, quand ça lui plait, avec qui il lui plait et ses partenaires (on ne peut même pas rajouter "en amour") ne sont là que pour satisfaire, à l'occasion, son égo sur-dimensionné. Cela parait complètement fou, mais c'est vrai.

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  11. Mathilde, je vous remercie pour cette réponse. Comme vous, j'ai tout lu concernant le PN. J'y ai travaillé durant neuf ans...

    Une chose est sure. Les pervers narcissiques sont tous des gens E-PUI-SANTS.

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  12. Passante : mais, maintenant on peut avoir le sourire en fêtant la libération et en soufflant un bon coup !!!

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  13. J'ai été victime de femmes manipulatrices, qui ne cherchaient pas seulement à séduire d'éventuels partenaires sexuels, mais qui agissaient pour arriver à leurs fins, obtenir quelque chose, conscient ou pas. Le chantage à l'amitié qui s'exerce exactement de la même manière. La douleur pour la personne flouée est la même. La dernière à qui j'ai eu à faire était d'une intelligence redoutable et avait pratiqué une introspection, car le seul sujet qui au fond l'intéresse, c'est elle. Tous les autres ne sont que des faire-valoir.
    Alors, cela explique peut-être pourquoi je n'avais jamais vraiment discouru sur la séduction... Car du côté des victimes, c'est le sentiment de honte qui bien souvent fait que l'on n'ose pas parler de ces tristes expériences, comme si elles venaient apporter la preuve d'un manque évident de caractère.
    Et bien tant pis ! Au fond les séducteurs ne sont sans doute pas plus heureux pour autant.

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  14. Fardoise : les manipulateurs ne sont pas en majorité, mais avec tout le monde qu'on côtoie dans une vie, forcément on finit toujours par en croiser un, ou une !!! Jamais plaisant, la vie n'est pas un long fleuve tranquille !!!

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  15. Fardoise... non, les séducteurs (trices) ne sont pas heureux. Ils sont constamment en représentation. Celle que vous avez rencontrée joue le rôle d' une séductrice. La séduction est innée. Plus les gens forçent sur leur charme, moins ils en ont. Pour preuve, vous l'avez dévoilée. Elle est tout bêtement manipulatrice narcissique. Rien ne l'interesse en dehors de son plaisir. Vous parlez d'"introspection". Narcisse se regarde longtemps dans son miroir, qu'à la fin il en meurt.

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  16. Fardoise : cela va sous le sens qu'ils ne sont pas heureux puisqu'effectivement ils sont tout le temps en représentation, hors pour être bien il faut être dans le lâcher prise, comme dans une véritable histoire d'Amour d'ailleurs. La séduction est une forme de prise de pouvoir sur l'autre et on ne peut pas concilier le contrôle et le bien-être, c'est antinomique !!! Je ne les plains pas par ailleurs, les pervers narcissiques sont tellement imbus d'eux mêmes, sûrs de leur séduction et ils sont tellement convaincus qu'ils sont les meilleurs se plaçant au dessus de tout le monde, que je les laisse à leurs nombrilisme affligeant. De toute façon, même s'ils ont conscience de ne pas être heureux, ceux qui ne sont pas comme eux ne sont pas là pour les valoriser pendant que eux, d'une manière ou d'une autre, finissent par vous dévaloriser complètement. Ils ne respectent personne, à part eux mêmes et un peu les gens qui ont plus de pouvoir qu'eux, mais c'est tout. On est loin des rapports humains sains dans un échange équitable !!! Ce sont des vampires !!!

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  17. "or", et non "hors", où avais je encore la tête ?

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  18. Passante : nos commentaires se sont croisés, je suis d'accord avec vous, vous devez vous en douter !

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  19. Bonjour,

    je suis la jeune femme qui a laissé ce commentaire l'autre jour. je suis très heureuse que ces commentaires aient été publiés ... Merci à vous.

    je vais utiliser un pseudo, ne m'en voulez pas ... je ne souhaites pas manquer de respect aux personnes présentes ... mais je travaille toujours avec l'homme pervers narcissique qui a à une époque "ravi" mon coeur ... puis dévasté mon coeur et fait sombrer dans une grande détresse. je ne voudrais pas lui donner la "satisfaction" de savoir que des mois plus tard ... je parle encore de lui et de cette "expérience" ! j'ai assez longtemps nourri son égo démesuré ... malgré moi :-)

    99% des victimes prennent conscience du phénomène grâce à une aide/intervention extérieure, qui peut être une lecture sur internet ou un livre, une personne de notre entourage qui lâche le mot "manipulation" ou carrément un psy. c'est donc important de faire circuler l'information sur ce type de personnages au combien dévastateur.

    Moi il m'a fallu passé les portes d'un psy, qui m'a aidé à mettre des "mots sur les maux", car j'étais resté abasourdie, KO debout ... avec des milliers d'interrogations et aucune réponse ... enfin quelques réponses/explications mais qui étaient tellement contradictoires, floues, réécrivant et réinterprétant l'histoire, allant même jusqu'à mentir voir nier certaines choses dîtes, écrites ou arrivées ... bref le brouillard total !

    moi aussi j'ai crû à l'époque qu'il s'agissait d'un "simple" séducteur, voir d'un allumeur ...

    mais quelques chose clochait ... cette étiquette de "séducteur" ne rassemblait pas tous les pièces du puzzle, et plus je cherchais les pièces toute seule ... plus je m'enfonçais psychiquement, plus j'étais à sa merci.

    il aura fallu plus de 6 mois pour que quelque chose se passe entre lui et moi, il avançait, il reculait, à en donner le tournis, si je prenais des distances, il avançait à pas de géants, me poursuivait, si je tentais une approche, il me laissait venir, tous les signaux en vert fluo clignotant :-) et pouff tout d'un coup douche froide, glacée du type "mais je suis avec quelqu'un en ce moment, il va falloir être patiente" ....) il mettait en place un trio : espoir, frustration, doute.

    il me blessait avec ses ni oui ni non, si j'écrivais une longue lettre essayant de comprendre ce qu'il me voulait, ce qu'il cherchait, des lettres qui voulaient dire "voulez vous de moi ?", il ne répondait qu'avec 5 mots qui pouvaient être interprétés de 1000 façons ... tout en revenant systématiquement vers moi par la suite ... encore plus séducteur, plus flatteur, plus charmeur ...

    Nous amener à douter de nous :
    ai-je bien compris les signaux ?
    ai-je mal interprété ?
    est ce que c'était juste de l'humour ?

    culpabiliser :
    suis je assez bien pour lui ?
    pourquoi elle(s) et pas moi ?
    Qu'ai je fais ... ou pas fais ?

    c'est comme une danse ... infernale ... et très destructrice psychiquement parlant. Et tant qu'un des deux ne sort pas de la piste de danse, cela ne s'arrête pas ... et ce n'est quasiment jamais le pervers narcissique qui quitte la piste ! sauf si une autre "proie" passe devant lui ... et encore il peut très bien souhaiter de continuer à vous accorder une danse de temps en temps ...

    ***suite***

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  20. ***suite***

    un "simple" séducteur ou Don Juan ... ne vous amène pas sur le terrain du doute ou de la culpabilisation ... il a trop besoin de voir dans votre regard l'admiration, le désir, l'amour ... c'est sa nourriture narcissique qu'il vient chercher chez vous ... il ne prendra pas le risque de perdre tout cela en vous avouant avoir quelqu'un d'autre, ni de voir du rejet, de la colère ou du dégoût dans votre regard, son monde s'écroulerait ... c'est pourquoi je pense qu'un "simple séducteur" une fois sa "dose" acquise s'en va et disparaît de nos vies (parfois aussi vite qu'il est arrivé) car il a besoin d'une autre dose qu'il va chercher chez une autre personne et je rejoins totalement la phrase de l'article "il prend, il jette".

    un pervers narcissique utilise tous les attributs et le masque du séducteur afin de vous attirer à lui, juste le temps de vous anesthésier ... mais sa nourriture narcissique provient de la domination, de la frustration, d'abuser intellectuellement, sentimentalement, relationnellement, sexuellement (aussi parfois) et surtout de faire du mal. le mal qu'il fait lui permet de rester debout ... comme un zombie ou un vampire ... il a besoin de "voler" les élans vitaux et qualités (joie, amour, empathie ...) des autres tout en les faisant souffrir. Lui ne ressentant rien, il est totalement vide de tout affect. un pervers narcissique n'aime pas, ni lui, ni personne (même s'il est très menteur et très bon comédien et fait croire l'inverse) et surtout il ne changera JAMAIS. ce n'est pas un trait de caractère ... c'est son mode de fonctionnement psychique. c'est ancré en lui (ou elle)

    la complexité vient du fait qu'un pervers narcissique n'attaque jamais en frontal.. du moins pas au début ... et il s'accroche comme un "parasite" !

    c'est par petites doses, une petite réflexion par là, un petit pique par-ci, un petit reproche, une légère critique ... mais c'est tellement subtile que chaque chose prise séparément n'est pas grave en soit ... on s'entend dire "mais tu exagères", "ce n'est pas grave voyons", "décidément tu n'as pas d'humour" c'est l'accumulation dans le temps qui déstabilise et fait souffrir.

    Selon Isabelle Nazare Aga - grande spécialiste du sujet et qui a écrit les 30 caractéristiques permettant d'identifier les manipulateurs- les manipulateurs représentent 3% de la population, et 20% de ces manipulateurs seraient des pervers narcissiques, chacun à son échelle ... il y a des petits, des moyens, des grands ... mais tous font des dégâts et du mal aux gens qui les entourent.
    Alors oui on est amené à en croiser un ou plusieurs dans sa vie .... malheureusement !

    il faut donc communiquer, en parler le plus possible ... ne pas tomber dans la parano mais savoir se prémunir, mieux vaut prévenir que guérir dit le dicton populaire.

    une réflexion, une introspection nous permet de comprendre comment nous sommes tombés dans leur filets et comment réparer nos failles invisibles, inconscientes qu'ils les ont attiré vers nous.

    les victimes de pervers narcissiques ont toute une grande valeur ... sinon nous ne les aurions pas intéressées. le travail sur nous même consistent à nous renforcer afin de conserver cette grande valeur tout en sachant ne plus se faire berner.

    Chère Mathilde, je serai ravie de discuter avec vous, c'est avec grand plaisir que je peux vous donner mon email ... mais je ne sais pas comment vous le transmettre en privé.

    à très bientôt
    Pilou

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    1. Bonjour Pilou,
      Votre témoignage m'a énormément émue, cela fait plusieurs fois que je lis et relis...Il se trouve que je vis exactement la même chose depuis plus d'un an et c'est votre témoignage qui m'a ouvert les yeux. Comme vous, je travaille toujours avec ce pervers narcissique et je suis amoureuse de lui et lui me fait du mal en m'ignorant, reniant tout ce qu'il avait été dit ou fait d'une mauvaise foie implacable "je regrette si je t'ai fait montrer des choses qui ne le sont pas" et de temps en temps il lance des messages comme quoi il est malheureux, car il est trop réalise et qu'il me souhaite de trouver un homme bon! Je me pose exactement les mêmes questions : est ce que j'étais trop sur mes gardes lorsqu'il était amoureux, devais je céder et vivre l'amour jusqu'au bout? m'enfin plein de questions qui resteront sans réponse vu que tout dialogue avec lui est stérile...J'espère que de votre coté tout se passe bien puis j'aimerai pouvoir discuter avec vous et savoir par retour d'expérience le meilleur moyen de vivre cette situation...D'avance merci,

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  21. Votre témoignage courageux d'une très grande clarté, très bien écrit qui retrace votre histoire personnelle, avec un recul suffisant pour ne pas tomber dans le sordide et très analytique, vient appuyer ce que tous les grands psychanalystes disent du pervers narcissique. Il est, non seulement, fortement intéressant, passionnant, mais mérite encore d'être publié !
    Mais, pour ce faire, j'ai besoin que vous me donniez votre accord ici même.
    Toutefois, si le besoin s'en fait ressentir pour que nous puissions échanger sur ce vaste sujet, vous pouvez m'envoyer un mail. Il se trouve facilement à gauche en bas de mon avatar, en cliquant dans mon profil complet sur la page de droite, sans quitter cette page, dans les informations permanentes.
    A bientôt de vous lire avec plaisir.
    Bien à vous.

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  22. Bonjour,

    Je ne sais pas si je suis à la bonne place pour étaler ma vie, mais j'ai peur pour moi... pouvez-vous m'aider?
    Je l'ai rencontré à 17 ans, il en avait 22 à l'époque je le trouvais étrange, réservé, j'avais envie de percer cette carapace qui, pour moi, n'était synonyme que de "timidité".
    ça fonctionnait, il ""s'ouvrait"". c'est pour moi mon "premier amour". Il ne parlait presque jamais de lui, je n'ai pas vu le piège se refermer. Une femme pleine de vie et amoureuse, ça ne voit que ce qu'elle a envie de voir... Il le sait bien.

    J'ai aujourd'hui 22 ans et il est reparti pour la 10ème fois avec une autre.
    Je ne sais pas exactement comment j'en suis arrivée à accepter ça... je vois la vie et l'amour comme un paysage en désordre, je n'y comprend rien...
    Il est devenu le centre de gravité autour duquel tourne mon monde.

    Je crois que je deviens dingue, mais je suis tellement folle de lui que je n'arrive pas à m'en aller.
    Il faut dire qu'il ne me laisse pas partir non plus. Chaque fois qu'il n'a plus de mes nouvelles il revient avec des SMS brefs qui peuvent être pris de milles et une manières... Le dernier en date "Finalement, je crois qu'avec toi j'ai laissé passer une chance." Alors c'est inévitable, je lui répond... Et lorsqu'il sait que je suis "encore là à l'attendre..." Il ne donne à nouveau plus de nouvelles car il veux être, je cite: "loyal envers la/ les femmes avec qui il est en ce moment"
    Je me sens si bête... si inutile... Et les questions, les remarques tournent dans ma tête: "pourquoi elles et pas moi, il faut que je fuie!, mais si il m'aime?, suis-je différente de ces femmes avec qui il est?... Pourquoi n'est il pas loyal envers moi? Et si je le faisais changer? est il heureux?

    Je suis navrée de cet étalage,je pleure en ce moment même sur mes mains, j'ai mal... Et je me sens idiote. "j'exagère comme il dit si bien..."
    Comment avez-vous fais pour vous en sortir... C'est des angoisses et des cauchemars la nuit, je suis au bout. J'existe par procuration, toutes mes actions, mes réflexions sont axées sur la manière à entreprendre pour le récupérer.

    Il a grignoté ma joie de vivre. Et je n'arrive pas à le faire sortir de ma tête, il me bousille...

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    1. Chère anonyme, je tombe à l'instant sur votre long commentaire, auquel je ne manquerai pas de répondre du mieux que je le pourrais, bien que je ne sois ni médecin-psychologue, ni Dieu, mais du haut de mes 47 ans, je vous répondrai le plus sincèrement possible du fond du cœur, le plus tôt que je le pourrais, avant mercredi soir en tout cas...en espérant...même... pourvoir le faire ce soir !!! Dans tous les cas je viendrai vous donner mon avis sur votre questionnement très prochainement !!! En attendant, vivez, sortez, voyez vos amis, occupez vous les mains et l'esprit !!! A très bientôt donc !!!

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  23. Bonjour,
    Je tenais d'abord à vous remercier du fond du cœur pour vos articles et toutes ces informations à propos de la manipulation et de la perversion narcissique, que je ne connaissais que très peu avant de tomber moi même sur un cas pareil malheureusement...Mon histoire est tellement semblable à celle de Pilou que je remercie, qu'on aurait pu croire qu'elle a raconté ma propre expérience...J'ai 28 ans et il y a près d'un an j'ai été embauchée dans une entreprise où j'ai rencontré un collègue sympa. L'attirance physique s'est faite ressentir tout de suite mais la divergence de la religion et le fait qu"il soit en couple était déjà une grande barrière entre nous...mais ce jeune homme passionné et passionnant, intelligent, artiste, sportif et charismatique s'est fortement approché de moi, m'inondait de compliments me parlait du matin au soir, jusqu'à devenir mon ami, mon confident...m'envoyait des mails sur ma boite perso lorsque j'étais malade ou en vacances, m'invitait au café à l'extérieur me disait qu'il pensait à moi le soir des fois, faisait des crises de jalousie me déconseillais tous les jeunes hommes qui voulaient se rapprocher de moi et même me proposait de tout laisser et partir avec lui un après midi (chose que je n'ai pas faite)...il est vrai que j'ai une part de responsabilité mais je me trouvais des excuses (l'amitié, un amour difficile, sa copine le délaisse, peut être que ci, peut être que cela,...). J'ai ensuite pris des distances, lui ai demandé de rester pro mais en vain, c'était comme si je lui demandais de devenir encore plus proche...jusqu'au jour où tous les deux nous nous sommes rendu compte à quel point je me suis attachée à lui, je pensais à lui tout le temps, essayait de comprendre, repassait ses mots ses gestes en boucles dans ma tête du réveil ou coucher, pleurait tous les jours et plongeait petit à petit dans une profonde dépression...et la monsieur a pris des distances, effaça numéro de téléphone et mails, passe du temps avec les autres collègues femmes, allant jusqu'à ne plus me dire bonjour, cela a même impacté le travail et lorsque je lui demande des explications, il s'excuse et m'affirme qu'il m'a toujours considéré comme une collègue! tout en continuant à se retourner sur moi, à me regarder intensément...Je me suis affaiblie, perdu du poids, vidée de mon humour de ma joie de vivre, pleure au bureau des fois, me pose exactement les même questions en me culpabilisant d'avoir été bête et cru en ses mensonges, un enfer que je vis quotidiennement seule jusqu'au jour d'aujourd'hui! Pour ma part le mot "manipulation" a été prononcé par une cousine proche qui m'a tout de suite mise en garde contre cet individu d'autant plus que nous continuons à travailler ensemble mais je ne pouvais le croire, je ne pouvais croire que notre amitié n'était qu'un tissu de mensonge...mais voila je découvre grâce à ce blog que je ne suis pas la seule malheureusement et espère pouvoir trouver la même force que vous pour me relever...Merci encore

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    1. Bonjour !!! Cet article est entre guillemets, ce qui veut dire que ce n'est pas moi qui l'ai écrit, mais un psy, un spécialiste de la perversion narcissique !!! ça serait d'ailleurs mal venu de ma part de vous dire si ou non vous avez à faire à un pervers narcissique, seul un spécialiste peut le déceler !!!
      J'en ai côtoyé deux dans ma vie, car ils sont de plus en plus nombreux et que je répondais à leurs vides existentielles, mais cela ne fait pas de moi une spécialiste !!! Si pour celui dont j'ai eu une relation plus longue j'ai décelé en lui une pathologie, un truc qui ne tournait vraiment pas rond, le fait que ce soit un PN ne m'a été confirmé que par mon psy avec qui j'ai fait et commencé mon analyse en janvier 2012, que j'ai fini depuis du reste et qui est un des plus grands spécialistes au monde du pervers narcissique !!! Mais, j'en avais déjà fini avec ce PN depuis 2010, même si un léger retour est survenu en 2011, il n'a pas duré longtemps, car j'ai trop bien compris comment il fonctionne dans la manipulation et comment moi ça ne pouvait absolument pas me convenir !!!! Il n'y a aucun danger pour que je retombe amoureuse de cet homme là, je suis bel et bien guérie !!! Tout ce que j'en sais, en résumé, c'est que leurs parents, ou la mère, ou le père, voire les deux, sont allés au devant du désir du futur PN créant en lui un très grand vide existentiel !!! Celui que j'ai bien connu, est aussi très très connu sur Avignon, mais sa soit disante forte personnalité n'est en fait que l'appropriation de quelques écrivains dont il est fan et aussi du personnage principal dans la maman et la putain d'Eugène Eustache, pour ne citer que cela !!! M'étant construite toute seule, étant pleine de vie et d'Amour à donner, j'étais la proie facile, mais comme c'est le cas pour toutes les victimes des PN, c'est le point commun !!!! Principalement menteurs, les PN sont surtout à fuir fuir fuir le plus loin possible, car se sont des vampires !!! Ils viennent aspirer votre force de vie pour vous tuer symboliquement, car ils sont avant tout incapables d'aimer, ils n'aiment qu'eux et encore, et tout ça sous un enrobage et une manipulation que vous ne pouvez devinez au premier abord !!!! Je ne pourrais vous en dire plus que ce que je vous ai déjà dit là !!! Mais rassurez-vous, on en guérit très très bien, on s'en libère facilement finalement !!! C'est pour moi de l'histoire ancienne comme ça le sera certainement pour vous, si toutefois vous avez réellement à faire à un PN !!! Si vous êtes plein de vie comme je le pense et le sens, il n'y a aucun souci à se faire, vous pourrez y arriver aussi bien que moi !!!! ;) :) Je vous dis le mot de Cambronne pour la suite et je vous souhaite tout le véritable Amour du monde !!! Bien à vous. M

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  24. Un sujet magnifique tt un plaisir de te lire

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  25. Coucou mathilde voilà mon histoire ! Ns travaillons ensemble, le jour où je l'ai vue pr la première fois il m'a hanté j'ai pris contact ac lui sur internet sans k'il me reconaisse. Après quelques mois.il me reconnais. Le soir sur le net, il me proposa de sortir avec lui quoique je lui plais et il qu'il aime bien etre avec moi, m'accompagner etc moi je n'ai pas accepté pour avoir la bonne impression de la fille posée. Par la suite, a chaque fois qu'on se voit on se partage un truc il ne cesse de me draguer un vrai pro du genre trop d confiance en soi ! Depuis, je pense a lui je sais pas si c un coup de foudre mais il me plaît il me plaît !!! En plus, on m'as dit des choses flippantes a son égard c'est du genre ki a de relations tumultueuses il en connaît plusieurs. Un sort malheureux quoi. Une chose qui ne mas pas encouragé à entamer avec lui mais il me plaît. Mathilde merci pour ce joli texte. Ca m'aide. Je suis tres reconnaissante merci beaucoup

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  26. Cc Madame Mathilde je suis la dernière anonyme du 15 octobre j'attends votre réponse s'il vous plaît ! Mes salutations chaleureuses

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    1. ma réponse est ici : http://bienplusquedesmots.blogspot.fr/2013/09/reponse-generale-tous-les-commentaires.html

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  27. en tous cas moi aussi je dois remercier tous ces gens qui essayent d aider les autres avec leur propres experiences , je viends ces jours ci de decouvrir que je suis avec un de ces cas et sans vous je finissais a croire que j etait depressive folle et parano , malgres avoir la tete sur les epaules je suis tombe dans une sacree histoire il a semer le doute et en mme temps m a donner tellement d assurance comment est ce possible,un grand merci a vs car a present vous m avez confirmer que je le veuille ou non que j suis en relation avec une personne qui essaye de me detruire ,sandra

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