Tout ce qui n'est pas donné ou partagé est perdu (proverbe gitan)

Tout ce qui n'est pas donné ou partagé est perdu (proverbe gitan)
Ici c'est le printemps toute l'année !!!

mercredi 30 décembre 2009

Un petit bout d'an

























Quelques mots bredouillés jusqu'au petit bout d'an
Dans l'immensité de l'espace du net
Pour nous croiser nous entrelacer souvent
Nous embrasser encore après la fête



Photo et texte de Mathilde Primavera.

mardi 29 décembre 2009

Mon beau sapin, roi des forêts que j'aime ta verdure !












































Peut-être, à force d'aller rendre visite au petit chaperon et de fixer régulièrement du rouge, ma vue s'est altérée.
Est-ce que comme moi, vous voyez ces sapins de la couleur bleu ?
Si votre réponse est positive, je suppose que ces anciens rois de la forêt ont bien été confrontés au froid et au mistral pour être transis au point d'avoir changé de ton et de perdre toutes leurs aiguilles.
Mais, ce qui me chagrine c'est de constater qu'un rassemblement des troupes ne leur a pas permis de se réchauffer mutuellement, ne serait-ce qu'un tout petit peu, pour être arrivés à un tel stade d'hypothermie, sauf si une autre hypothèse venait contredire cette trompeuse apparence.
En effet, ne serait-il pas possible qu'ils soient tout simplement déguisés, car ils auraient décidé d'inverser les rôles pour enfin s'autoriser à se rendre eux aussi à une fête ?



Photos et texte de Mathilde Primavera.

dimanche 27 décembre 2009

Revenir
















































Il est revenu.
Comment ça qui ?
Quelle question !
Mais le petit chaperon rouge évidemment.
Mes photos seraient donc si mauvaises que cela ?
Ah...d'accord, le "il" vous a perturbé.
Je suis désolée d'avoir semé le doute dans votre esprit, mais ne sachant écrire ni l'espéranto, ni même le provençal, je suis bien obligée d'appliquer les règles du français.
Bon, j'abdique et je change mon fusil (celui d'ailleurs que je n'ai pas, ne fut-ce qu'un en plastique crachant de l'eau) d'épaule pour vous permettre de poursuivre cette publication, sans que vous puissiez ressentir une gêne et de la contrariété.
Vous ne pourrez pas dire que je ne fais pas d'effort pour tenter de vous satisfaire !
Ceci étant dit, si je peux me permettre, il ne pouvait en aucun cas s'agir du retour du loup, loin d'elle à présent, enfin, en tout cas il n'est pas tout près, mais...

Bichette, d'abord naïve, puis apeurée jusqu'à l'affolement, elle a tout de même réussi à se sauver.
C'est ainsi que toute haletante elle a marché, marché, marché...au point de se perdre.
Toute penaude et amaigrie, mais ravie de son échappée belle (merci d'avance de ne pas contester "son échappée belle" qui aurait pu être "sa belle échappée", mais j'ai le droit d'écrire ce que je veux pour faire croire que j'ai du style), elle s'est retrouvée ici en Avignon même, jouant les touristes et surtout les stars derrière une vitrine.
J'ai bien tenté de lui crier d'y rester le plus longtemps possible, le loup ayant lui aussi décidé de se reposer dans une autre vitrine, celle du musée Requiem de la cité des papes.
Mais, dans son monde, sur une autre planète, elle ne m'entend pas et continue de sourire bêtement aux passants.
Et, il y en a des personnages hauts en couleur de toutes sortes qui défilent devant elle, à se demander si ce ne sont pas plutôt eux les grandes vedettes et elle la spectatrice d'une pièce de théâtre à la mise en scène variée et très rythmée.
En effet, elle a vu passer un visage fort sympathique coiffé d'un béret, une femme déguisée en fleur spécifique à la Lorraine, une espèce rare non encore répertoriée par tous les plus grands botanistes, une petite fée toute mignonne, toute menue, toute délicate et bien savante qui s'envole au moindre courant d'air place du Palais par fort mistral, un homme qui tentait de communiquer avec elle et qui parlait, parlait, parlait...tout en lui souriant et en agitant ses bras tels de grands moulinets, comme s'il craignait qu'elle ne puisse pas le voir, un autre très distingué, très pausé, très serein, très érudit, mais néanmoins très modeste, qui par petits signes discrets tentait de la calmer davantage tout en lui tendant une tasse de tisane, une rouquine bien charmante, bien attentionnée et un tantinet énervée de ne point pouvoir l'approcher plus près et aussi souvent qu'elle aurait souhaité, un cygne auréolé de pétales odorantes qui revenait tout exprès de Bruxelles pour lui rendre visite, un exilé corse quittant son île, peu bavard, mais au regard puissant qui à lui seul a su l'encourager et la réconforter, et même, un capitaine de la marine qui a été jusqu'à abandonner son navire pour la saluer, puis encore tant et tant de personnes que je ne peux pas tous vous les décrire.
Pourvu qu'elle garde bien les yeux ouverts vers l'extérieur, et ce, le plus longtemps possible, au point de ne même pas remarquer ce joli champignon toxique à ses pieds, car cette amanite tue-mouches risquerait fort, avec ses effets hallucinogènes, de lui ôter pas mal de sa combattivité. Et pauvrette, elle commence à peine à se remettre de plusieurs épisodes épuisants, pour avoir à subir d'autres malheureuses expériences.

Inquiète pour elle, je l'avoue, je passe autant que je le peux devant cette boutique pour m'assurer qu'elle est toujours heureuse dans son abri.
D'ailleurs, je vous laisse, et de mon pas mal assuré, je pars à nouveau pour lui apporter mon humble soutien.


Photos et texte de Mathilde Primavera.

vendredi 25 décembre 2009

mardi 22 décembre 2009

Dernière publication tout court



























Il y a beaucoup de chance pour que je ne refasse pas de nouvelles publications en 2010.
J'ai donné tout le long de cette année le meilleur de moi-même.
Mais malheureusement, il m'est arrivé aussi d'y être attaquée comme une pestiférée, comme si j'avais publié une atrocité.
Je suis ravie d'avoir rencontré et de continuer à rencontrer des personnes par le biais de ce blog.
Ceci dit, ici on s'expose plus que nulle part ailleurs à bien des incompréhensions qui peuvent s'avérer très douloureuses.
Je n'arrêterai pas d'écrire, oh non, j'en suis incapable.
Je reste toujours persuadée qu'écrire sauve bien des maux plus que cela ne sauve les mots.
Mais il y a de fortes chances pour que je le fasse toute seule chez moi en catimini.
Si l'interactivité à du bon et m'a offert de belles grandes surprises, j'ai aussi très souvent été mal comprise.
Pour ne pas souffrir davantage, il est sans doute préférable que j'utilise mon énergie différemment.
Peut-être que ce blog va me manquer, il me manque déjà, les vôtres aussi, mais doit-on donner le bâton pour se faire battre puisque certains de mes commentaires sont jugés avec beaucoup de sévérité aussi ?
Par honnêteté et grande clarté je vous offre pour la dernière image, une photo de moi, une vraie, à une époque où j'étais heureuse. Elle ne date pas d'hier, mais elle n'est pas si vieille que cela non plus !
Bonne continuation à tous, et qui sait peut-être à l'année prochaine, mais franchement, ça m'étonnerait !



Mathilde Primavera.

lundi 21 décembre 2009

Dernière publication de l'année

















Je ne peux guère garder plus longtemps sincères remerciements envers amis blogueurs, fidèles suiveurs et je m'en vais de ce pas commander un cadeau de dernière minute au père Noël, un clavier tout neuf, mais surtout avec de nouvelles touches qui me permettront de colorer ce dernier espace de l'année avec le rouge pivoine de ma confusion pour tous vos jolis compliments.
Un peu plus bas, je peindrai toute une nuance de bleus pour souligner votre jolie indulgence.
En attendant, je vous souhaite de passer de bien bons réveillons et si vous avez peur de manquer de couleurs, empruntez donc moi des crayons.


Mathilde Primavera.

dimanche 20 décembre 2009

Léger malaise


























Je souhaite mes pieds, mon cœur et mes propos légers
Pour danser avec les mots et semer l'allégresse
Enfuir ma sensibilité dans un très profond terrier
Et y enterrer avec, mon âme et sa tristesse.


Je veux être un envol d'hirondelles, un courant d'air dans ta mèche de cheveux, l'haleine fraiche de ta bouche intelligente.
Je souhaite me transformer en barbe à papa, en nuage blanc, et aussi en ballon dirigeable.
J'aimerais transplaner dans un paquet de flocons, de la crème chantilly, une mousse au chocolat.
N'importe quoi, mais retirer cette épaisseur qui ne me tient même plus chaud par grand froid.

Me terrer, me taire, car...

En hiver, automne, printemps et été je ne suis plus à mon aise
Mais tel un para-pente, je ne me jetterais pas d'une falaise.


Mathilde Primavera.

vendredi 18 décembre 2009

La mission du jour



















Le climat ne joue pas en ma faveur, c'est le moins que l'on puisse dire.
Comment voulez-vous que j'éradique mon statut de célibataire avec tellement de couches sur le dos que mes bras arrivent à la position horizontale, sans qu'aucun muscle n'ait besoin de faire un effort pour arriver à un tel résultat ?
Et encore, s'il n'y avait que le look ça pourrait passer pour tous ceux qui ne s'attardent pas seulement à une apparence.
Bon, à ce stade il faudrait aussi que toutes ces personnes bienveillantes poussent leur imagination à son paroxysme, je vous l'accorde.
De plus, c'est certain, une démarche ressemblant davantage au saut de cabris qu'au pas de velours d'un gracieux chat pour tenter de me réchauffer, n'est pas faite pour m'aider.
Mais comment faire autrement pour ne pas arriver à moitié congelé au rayon surgelé d'un supermarché ?
Ajoutez à cela un bonnet façon Péruvien, rose fushia et bordeaux agrémenté de perles brillantes qui descend jusqu'au raz des yeux et de la nuque et vous aurez un portrait de Miss Monde au royaume des gnomes.
Heureusement que le ridicule ne tue pas, mais celui-ci présente non seulement l'avantage de bien me couvrir la tête mais en plus d'être en laine, une matière précieuse par les temps qui courent.
Aussi, rien d'étonnant à ce qu'une amie croisée au hasard d'un carrefour piéton me sourit plus qu'à l'accoutumée, esquissant juste après une grimace afin que l'émail de ses dents ne m'explose pas en pleine figure.
Elle finit par prendre sur elle pour arriver à prononcer :
"comme tu es mignonne, on dirait un lutin !"
Je ne sais trop s'il faut se réjouir ou non d'un tel compliment.
Mais, ne doutant de rien, je rentre dans le grand café tabac presse et là, un bambin haut comme trois pommes, donc pas très grand, à vrai dire même assez petit, traverse la longue salle en courant, fonce tout droit vers moi et freine juste à la hauteur de mes pieds. J'en aurais presque senti l'odeur particulière de ses plaquettes en surchauffe !
Flanqué d'un père Noël en chocolat dans la main droite, de trois bombons gluants dans la main gauche, la bouche collante et grande ouverte, il était planté devant moi comme s'il venait de voir E.T. l'Extra Terrestre de Spielberg en personne.
Le buraliste ne pouvait s'empêcher de rire, et moi-même je n'avais aucune envie de pleurer à ce moment précis.
J'en profite pour expliquer à mon témoin qu'il n'est pas rare dans une assemblée de 50 personnes qu'un chat, un chien, un gosse viennent naturellement vers moi.
Mais, j'ai toujours attribué cela au fait qu'ils doivent être heureux d'apercevoir enfin quelqu'un à leur taille.
J'en étais encore à cette conclusion lorsque le buraliste me dit :
"Si vous voulez mon avis, il vous prend pour un lutin !"
Deux fois en l'espace d'une minute, ça fait un peu beaucoup non ?
C'est donc amusée que j'ai regagné mon domicile douillet.
Et, à un moment donné, en début de soirée il a bien fallu que je ressorte.
Franchement, qu'auriez-vous fait à ma place ?
Vous êtes d'accord pour dire que le soir les températures sont encore plus basses que dans la journée ?
Oui, je l'avoue, j'ai remis mon bonnet magique.
Arrivée dans la très grande salle, toutes les têtes connues ne me disaient pas bonjour.
Je suis donc partie tout au fond pour me dévêtir un peu et enlever mon couvre-chef, tout en étant impressionnée par cette grande concentration au point d'en oublier la politesse.
Et là :
"Ah c'est toi ! Je ne t'avais pas reconnue, bonjour (smack, smack) comment vas-tuuuuuuuuuu ?" turlututu chapeau pointu, mais cette dernière partie ils n'ont pas osé la dire.
Ce lieu était bien plus sublime qu'à l'accoutumée avec son nouveau maquillage fait de longs cils couleur argent qui couvraient toute la longueur du plafond.
Un immense sapin à la décoration monochrome sans aucun effet kitch pour une fois, possédait des boules de Noël aussi grosses que des ballons de basket et je n'en avais encore jamais vues d'aussi impressionnantes jusqu'à hier.
Et là, d'un coup, dans ce décor féérique, je réalise une chose très importante.
Ma mission de la journée était effectivement d'être un lutin, un ouvrier spécialisé du Père Noël pour lui donner un coup de main.
Je l'ai guetté, j'ai vaguement attendu, mais il n'est point venu.
A priori, il avait bien d'autres choses à faire que de se détendre en dansant le tango argentin avec moi.
Tant pis pour cette fois là, ce n'est pas grave, il me reste, hé hé, toujours mon drôle de bonnet en laine !


Mathilde Primavera.

mercredi 16 décembre 2009

Spleen avant Noël


























Tristesse quand tu m'attrapes fais en sorte de m'ignorer
Tu prends bien mauvaise habitude chez moi de t'installer

Tu n'as donc rien de mieux à faire que m'embêter tout le temps
Envoie moi s'il te plait ta cousine Joie pour le nouvel an

Je te serai aussi éternellement reconnaissante
De jouer à la place des méchantes les très charmantes

Apprends donc à te dérider fais moi de belles grimaces
Change un peu tu es fainéante comme la limace

Aussi vilaine et gluante que cette sale bête
Et puis ça t'irait comme un gant un joli air de fête



Mathilde Primavera.

mardi 15 décembre 2009

Le froid, peut-être bientôt la neige mais surtout le Père Noël


























C'est décidé, cette année je luis écris.

Père Noël :

Je ne suis pas exigeante je ne veux rien de couteux
Un malabar emballé ne serait point cadeau douteux
Mais sac à main avec lumière intérieure intégrée
Serait le bienvenu pour y installer mon amie fée

Elle pourrait remonter le temps avec baguette magique
Ramener celui qui manquait après chute panique
Donné en pâture à voisin par parents très inquiets
Ce beau ce grand blanc vélo qu'un soir tu m'avais apporté

Elle fabriquerait en cachette fines barres de fer
Y cisèlerait jolis dessins en forme de sphère
Et nous construirons toutes deux le plus merveilleux château
Plusieurs cabanes avec trois gouttes aussi un plan d'eau

Depuis des ans et des ans bien trop tu te décarcasses
Il est grand temps que ton boulot quelques autres le fassent
Je le dis pour que tu sentes comme je suis gentille
Et que tu n'oublies pas de me ramener des broutilles


Mathilde Primavera.

dimanche 13 décembre 2009

La lune, le soleil et toutes les autres arcanes

















Bon, pour vous aider à participer au jeu largement expliqué dans la publication précédente, je vais vous présenter très sommairement la symbolique des 22 arcanes majeures du Tarot de Marseille, afin que chaque volontaire puisse, qu'il soit avignonnais ou non, proposer une nouvelle iconographie qui ne trahisse pas le sens de chacune des cartes, mais tout en mettant en valeur la cité des papes qui pourra être représentée par un lieu, un monument etc... ou par une personne.

1. LE BATELEUR : Commencement, début, projet, unicité, unité, isolement, solitude.

2. LA PAPESSE : Intuition, capacités psychiques, connaissances spirituelles, phase d'apprentissage.

3. L'IMPÉRATRICE : Énergie, action, transformation, mouvement, dynamisme, abondance de la nature, fertilité, croissance.

4. L'EMPEREUR : Stabilité, sécurité, solidité, rigueur, droiture, matière.

5. LE PAPE : Changement, évolution, progression, accroissement, élévation.

6. L'AMOUREUX : Choix difficile, illusion, confusion, effort, union, association.

7. LE CHARIOT : Réussite, accomplissement, obtention, récompense, harmonie.

8. LA JUSTICE : Modération, équilibre, indécision.

9. L'HERMITE : Naissance, expansion, création, gestation, formation.

10. LA ROUE DE LA FORTUNE : Nouveau départ.

11. LA FORCE : Vitalité, bonne santé, force physique, position dominante, responsabilité, pouvoir.

12. LE PENDU : Les sacrifices volontaires. Acceptation des épreuves.

13. L'ARCANE SANS NOM : Passage délicat entre deux phases d'évolution.

14. LA TEMPÉRANCE : Besoin de mesure, adaptation face aux mouvances.

15. LE DIABLE : Enchainement par les passions.

16. LA MAISON DIEU : Écroulement brutal du "château de cartes".

17. L'ÉTOILE : Espoir, harmonie, protection.

18. LA LUNE : Intuition, inspiration, déceptions, illusions et pièges.

19. LE SOLEIL : Rayonnement, énergie, chaleur, succès.

20. LE JUGEMENT : Changement d'état, amélioration matérielle.

21. LE MONDE : Réussite, protection, commencement d'une nouvelle période de vie, nouveau cycle.

22. LE MAT : Nouveaux départs, les potentiels inexploités et la possibilité de repartir à zéro.





Amusez vous bien !


Mathilde Primavera.

samedi 12 décembre 2009

Le soleil a rendez-vous avec la lune, mais ce n'est pas tout



















J'aurais pu commencer cette publication par "il était une fois..." ou encore "qui est plus utile, le soleil ou la lune ? La lune, bien entendu, elle brille quand il fait noir, alors que le soleil brille uniquement quand il fait clair." Georg Christoph Lichtenberg

Mais non. Cela démarre bien avec cette image qui représente les 22 arcanes majeures du Tarot de Marseille.
Je vous rassure tout de suite, elle n'est pas là en justification pour vous donner une leçon divinatoire. Je ne me le permettrais pas, car cet art est extrêmement fin et complexe et je ne suis qu'une toute petite sorcière pour prétendre pouvoir l'enseigner.
Elle est juste là pour vous permettre de découvrir, ou de réviser les nombreux symboles qui y sont représentés. Il faut les visualiser de gauche à droite et de haut en bas, comme si vous lisiez une page d'écriture.
Pour vous faciliter la tâche, je vais vous les présenter :

1. Le Bateleur 2. La Papesse 3. L'Impératrice 4. L'Empereur 5. Le Pape 6. L'Amoureux 7. Le Chariot 8. La Justice 9. L'Hermite 10. La Roue de la Fortune 11. La Force 12. Le Pendu 13. L'Arcane sans nom 14. La Tempérance 15. Le Diable 16. La Maison Dieu 17. Les Étoiles 18. La Lune 19. Le Soleil 20. Le Jugement 21. Le monde 22. Le Mat

Vous devez vraiment vous demander où je veux en venir. J'y viens, ne soyez donc pas si impatients !
Ils existent de très nombreux jeux de tarots aux divers sujets variés qui ont été imprimés avec l'iconographie de l'Académie Française, ou encore des Templiers, pour ne citer que ces deux là.
Mais ce n'est pas tout.
Divers pays et régions de France ont leur propre jeu de Tarot dont voici quelques exemples :

* Le Tarot Basque
* Le Tarot de Bretagne (il faudrait se renseigner pour savoir s'il existe un tarot Corse, mais ils sembleraient beaucoup trop fainéants pour s'être mis à l'œuvre.)
* Le Tarot de l'Alpe d'Huez
* Le Tarot de Belle-Ile en Mer
* Le Tarot du Mont Saint-Michel (qui est classé comme patrimoine mondial par l'UNESCO, des fois où vous ne comprendriez toujours pas où je veux en venir, je donne des indices !)
* Le Tarot de l'Ile de Ré
* Le Tarot du Périgord
* Le Tarot de Franche-Comté
* Le Tarot des phares de France
* Le Tarot de St-Malo
* Le Tarot Breton de l'Armorique (on ne pourra pas dire que les Bretons n'aiment pas leur région !)
* Le Tarot de la vie à Marseille (alors eux, ils sont trop forts, cela leur en fait deux du coup, c'est vraiment trop injuste !)
* Austrian Tarot
* Le Tarot de La Havane
* Le Tarot de Tahiti
* Le Tarot chinois fin XIX ème siècle (laissant supposer qu'il en existe d'autres.)
* Le Tarot de Murat d'Auvergne
* Le Tarot de Briançon
* Le Tarot du Pacifique


Ah, je vois dans ma boule de cristal que vous commencez à comprendre.
Et oui, la grande question est, pourquoi Avignon n'a pas encore son propre Tarot ?
Est-ce que les Avignonnais et tous les amoureux de cette merveilleuse ville manqueraient à ce point d'imagination ?
Cette idée de créer un nouveau jeu de Tarot basée sur Avignon n'est pas de moi, mais de Michel Benoit dont vous trouverez son délicieux blog en copiant ce lien :

" http://avignon.midiblogs.com "

dans votre barre d'adresse en haut de votre écran, ou tout simplement en cliquant à droite du mien sur "avignon" dans les liens avec les images, qui est une vraie caverne d'Ali Baba et où vous croiserez aussi deux "consœurs", Brigetoun et Nathalie, dont leurs blogs sur Avignon sont également remarquables :

" http ://brigetoun.blogspot.com " et

" http://avignon-in-photos.blogspot.com "


J'ai quelques idées concernant ce futur jeu de Tarot d'Avignon, mais je vous laisse chercher un peu aussi pour que nous puissions le confectionner ensemble.
Mum...je ne sais pas pourquoi, là tout d'un coup, je vous sens un tantinet dubitatifs et extrêmement perplexes !
Bon, d'accord, pour vous aider un peu je vais lancer la première idée :

- La première lame Le Bateleur pourrait être représentée par Saint-Bénézet.

Maintenant c'est à vous !

Toutes les idées sont évidemment les bienvenues quelques que soient leurs provenances, car je ne suis ni nationaliste (quelle horreur), ni chauvine (quel vilain mot, on dirait que je suis prête à perdre mes 4 cheveux qui me restent sur la tête, mais là je m'éloigne du sujet, alors je vous prie de bien vouloir m'excuser pour cet écart, pioupioupioupiou et blablablablabla...ça fait tout de même long pour une parenthèse !), ni même Avignonnaise (en revanche, je trouve cela absolument déplorable).
Ce n'est pas un concours, mais une proposition de jeu ludique qui serait, je trouve, une belle manière de réfléchir et de créer ensemble, dans un but commun.
Mais, si j'y joue toute seule, je ne vous en voudrais pas !


Mathilde Primavera.

vendredi 11 décembre 2009

Dites au revoir à la lune
























Je vous aurais bien décroché la véritable lune
Si seulement j'avais eu le moindre petit tabouret
Et que je ne m'étais pas perdue dans les grandes dunes
A la recherche de mon deuxième superbe soulier

C'est qu'il y en a du sable fin et mou vers Le Pilat
Et de Bordeaux jusqu'à mon blog de longs kilomètres
Je n'ai plus vraiment de force je suis toute raplapla
A la place je vous ai ramené mon podomètre

Ne faites pas cette tête il est gorgé de soleil
Et puis hier la lune s'est cassée la margoulette
Ils vont la réparer ça va être une merveille
Et pour éclairer vos nuits j'ai volé des allumettes




Mathilde Primavera.

jeudi 10 décembre 2009

Saluer le soleil


























Le soleil, principal régisseur des travailleurs au Moyen-Âge, était là pour ponctuer leur emploi du temps changeant au fil des saisons.
Les saisons, parlons-en justement !
Lorsque pendant l'été du haut de ses degrés pouvant gravir des sommets insoupçonnés jusqu'alors, des hordes de touristes au teint clair exposent leurs chairs assoiffées de chaleur comme si leurs vies en dépendaient, tandis-que paradoxalement ils risquent une insolation, une sale maladie et une hydrocution lors d'une baignade un peu hâtive, je reste perplexe devant tant d'insouciance humaine, même après leur passage à la caisse pour une note fortement exagérée concernant des produits solaires.
Les industriels de la cosmétique et de la pharmacologie doivent se frotter les mains devant une telle trouvaille pour apaiser les consciences de certains, tout en remplissant les coffres de quelques spéculateurs au nom de la santé publique.
C'est d'autant plus "drôle" que les rayons cuisants filent des tâches brunes, des coups de soleil, de profondes rides et au mieux dessèchent complètement la peau, obligeant les mêmes consommateurs à se ruiner à nouveau en produits pour hydrater et réparer des dégâts qu'ils se sont eux-mêmes affligés.
S'il est bon de lézarder au soleil quelques temps sans exagération et à des heures raisonnables, il semblerait tout de même que les concours de bronzage soient toujours d'actualité à ma grande stupéfaction.
Je rêve d'un retour de la mode au teint pâle faisant réapparaitre de magnifiques chapeaux avec leurs voilettes et leurs rubans assortis et des ombrelles aux divers tissus précieux bordées de fines dentelles.
Je suis certaine qu'un tel investissement pour célébrer à nouveau le raffinement, ne couterait pas plus cher que tous ces produits solaires qui ne se conservent pas d'une année sur l'autre et dont la gamme dans sa totalité peut remplir à elle seule une valise entière, donc, comptez aussi avec le supplément de bagage.
Mais, cette lumière éclatante dont Avignon bénéficie 300 jours par an, fut également considérée comme une divinité à honorer avec des rituels sacrés par de nombreuses civilisations comme celles des Égyptiens, des Hindous, des Amérindiens, des Mayas, des Aztèques, des Incas, des Hébreux, des Phéniciens et des Orientaux.
Dans la Genèse, elle désigne la révélation et la doctrine.
Le soleil est également un des symboles principaux de la Franc-Maçonnerie représentant l'intelligence et la connaissance recherchée par tout candidat à l'initiation.
Représenté sur la 19ème lame du tarot de Marseille, il signifie la réussite dans tous les domaines et surtout dans l'amour dont la représentation de cette carte peut être illustrée par l'alliance de l'homme et la femme.
Pour finir, je conseillerais à tous les amateurs de bien-être d'essayer la salutation au soleil, un enchainement assez facile en hatha yoga et qui est une véritable bénédiction pour le corps et l'esprit.
Mais, même sans bouger le petit doigt, qui pourrait en douter ?


Mathilde Primavera.

mercredi 9 décembre 2009

Et Râ, Tom le connait-il ?


















Le petit Tom, ou encore le petit homme, connait-il l'histoire du dieu Râ, le dieu du soleil et surtout le dieu principal de l'ancienne Égypte ?
Difficile de la raconter, tant la mythologie égyptienne n'aime pas se cantonner à une unique version comme étant la vraie.
Les égyptiens appréciaient, à travers une grande diversité, aborder différents aspects d'un mythe, suivant les circonstances.
Indéniablement, ils étaient bien plus ouverts sur le monde que nous pouvons l'être nous-mêmes, par exemple, en accordant uniquement du crédit au dieu Freud qui est venu s'immiscer dans la vie privée des contes européens.
Par ailleurs, contrairement à la mythologie grecque, il n'existait pas dans la leur d'aventures amoureuses.
Mais, lorsque l'on sait que la déesse du ciel Nout et Osiris son fils qu'elle avait eu avec son frère et mari Isis, venaient tous les deux rejoindre le dieu de l'astre solaire, tous les soirs, sur sa barque, notre imaginaire à de quoi inventer d'innombrables possibilités, suivant notre humeur du moment.
Aussi, pour que cette histoire puisse continuer d'exister, je vous laisse à vos pensées, à vos rêveries, même à vos plumes qui viendront peut-être colorer les espaces vides des commentaires, mais en espérant surtout qu'elles viendront illuminer les jours,les nuits, les vôtres, les miennes, pour un bref instant, ou pour toujours.


Mathilde Primavera.

lundi 7 décembre 2009

Erratum






















Voilà, je cause, je parle à tort et à travers, je m'emballe, j'écris, j'écris, je n'en finis plus d'écrire, mais j'en oublie de regarder correctement l'environnement.
Aussi, je vous prie de bien vouloir m'excuser pour l'erreur d'impression d'image qui s'est glissée dans la publication précédente "Les mots inutiles (2)".
Dans la vitesse et la précipitation, je n'ai pas vu que je publiais une photo d'Alice au Pays des merveilles,(qui bien-sûr sera également un sujet que je traiterai prochainement), à la place du Grand Chaperon rouge attendant son joli loup dans la forêt.



Mathilde Primavera.

Les mots inutiles (2)

























Je cause, peut-être trop, j'en emploie des mots et même des gros pour signifier trois fois rien.
Je coure après eux comme d'autres courent après le temps, telle Alice derrière le lapin, à moins que ce ne soit le loup devenu charmant qui coure après le chaperon rouge pour lui prouver qu'il n'est pas un vaurien.
De toute façon, la belle qui passe une partie de son temps libre à dormir dans les bois en l'attendant, n'a que faire de tous ces contes qui tiennent un peu la route et prennent énormément la tangente, car elle sait ô combien comme elle aime bien.
Seuls comptent ces moments intenses où ils partagent la déraison à chaque fois qu'il vient.
Aucune histoire logique, aucune pomme, aucune pantoufle, aucune maison, aucun château, aucune sorcière, aucune fée, aucun nain, aucune bague, aucune botte, aucune barbe, aucun caillou, aucune grenouille, aucun rouet, aucun miroir, aucune marâtre, aucun carrosse, aucune robe, aucune citrouille, ne pourront venir perturber ce qui entre eux fait lien.


Mathilde Primavera.

dimanche 6 décembre 2009

Le bon choix de vous savez qui
























Se taire, se terrer, ne pas plaire,
Fuir, courir, déguerpir, se secourir,
Devant un jeune loup bien affamé.

Douter, s'interroger, polémiquer,
Se replier, se tasser, décamper,
A la vue d'un grand loup très assuré.

Glisser, tomber, s'enlacer, s'embrasser,
Se réjouir, s'éblouir, s'épanouir,
Avec un joli loup énamouré.



Mathilde Primavera.

vendredi 4 décembre 2009

Le loup et le Grand Chaperon rouge




Depuis des décennies et des décennies que nous entendons cette histoire du Petit Chaperon rouge, la fillette est devenue une jeune femme car les contes ont la particularité d'avoir un espace temps très différent de celui que nous connaissons en tant qu'humains sur la planète Terre.
Je ne me rappelle plus du calcul exact, mais elle devrait atteindre dans très peu de temps sa vingt cinquième année, c'est imminent.
N'étant plus tout à fait un être naïf, sans aucune défense, elle a appris en grandissant à faire des choix judicieux pour rendre sa vie de campagnarde bien agréable.
Les distractions étant ce qu'elles sont dans sa province retirée, une fois les animaux tous nourris, elle se retrouve face à elle-même, seule, en se promenant dans les charmants bois, où elle aime y retrouver un puissant souffle de vie.
C'est ainsi que toute guillerette, pleine de vitalité du haut de sa beauté éclatante, renforcée par une tenue rouge carmin qui lui donne des airs de fruits frais prêts à être croqués, elle se rend chaque lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche aussi, près de ses arbres préférés.
N'étant évidemment pas seule au monde, elle allait fatalement rencontrer un jour d'un doux mois de septembre, un être qui lui fera rosir les joues plus violemment qu'à l'accoutumée.
Ainsi, alors qu'elle était étendue sous un chêne quadri-centenaire, tout en pensant à la prochaine portée qu'allait avoir sa truie Josepha, elle perçut le bruit d'une machine peu habituel dans cet environnement.
Elle n'eut même pas le temps de se redresser et de s'arranger un peu, ne serait-ce que pour se redonner un coup de peigne qu'elle n'avait d'ailleurs pas sur elle, quand elle entendit très nettement, tout prêt, le salut d'une voix chaude et affirmée.
Il se tenait là, debout, entre elle plus belle que jamais et une moto plus brillante que la vierge de la cathédrale de notre Dame des Doms.
Il avait de toute évidence suivie. Nul ne sait depuis combien de temps et si cet homme mur, très brun, très poilu, avec de grandes oreilles effilées et possédant plus de dents qu'une mâchoire peut en contenir, lui rappelait le loup juvénile de son enfance, qui dans un élan passionnel l'avait engloutie tout cru, sans même prendre le temps de la cuisiner aux petits oignons, mais elle en gardait au fond d'elle un souvenir cuisant, même si le terme est mal approprié.
Elle ne chercha pas à comprendre le pourquoi du comment et sentant qu'elle pouvait lui faire confiance, elle le suivit, tous les jours de la semaine, pendant des mois et des mois, qui je vous le rappelle, n'ont pas la même durée que les nôtres.
Ne sachant jamais réellement qui lira ce blog, je m'abstiendrais de donner plus détails pour ce qui allait suivre chaque après-midi.
Tout ce que je peux vous dire d'une manière sure, c'est que les liens du loup avec le chaperon rouge ne sont point défaits, mais il va encore falloir attendre des générations et des générations pour connaitre le fin mot de cette histoire.


Mathilde Primavera.

Le Petit Chaperon rouge en version 3 D




Voici une version du Petit Chaperon rouge comme vous ne l'avez encore jamais vu !


Mathilde Primavera.

jeudi 3 décembre 2009

Le rouge du Petit Chaperon




Du point de vue de la psychanalyse, le rouge symbolise le sang, la sexualité, classant définitivement le Petit Chaperon rouge au rang de l'enfant pré-pubère qui coure un danger en faisant confiance au loup pervers et sanguinaire.

Or, ce conte relève d'une très ancienne tradition orale, où le rouge pouvait signifier que la fillette étant née le jour de la Pentecôte, avait le droit de porter la couleur de l'esprit saint, à plus forte raison si c'est pour aller rendre visite à sa chère grand-mère.
De surcroît, au moyen-âge où cette histoire existait déjà, le rouge n'avait à l'époque aucune connotation sexuelle, contrairement à ce que l'on pourrait croire.
Effectivement, le rouge est également la couleur de la joie de vivre, de l'optimisme, de la combattivité, de la vigueur.
Cette couleur est d'ailleurs conseillée aux personnes asthéniques, afin de voir leur état s'améliorer.
Il n'est pas rare non plus que des enfants non encore abimés par la vie adorent cette couleur, contrairement aux adultes pour qui c'est la couleur la plus insupportable concernant la majorité d'entre-eux.
Vous ne choisirez jamais une couleur au hasard et si vous usez du rouge c'est que soit vous êtes amoureux, soit vous avez une poussée d'hormones (ce qui revient au même), soit vous êtes particulièrement joyeux, ou encore que vous manquez d'énergie.
Soyez attentif et vous verrez le diagnostic s'avérer exact.

Aussi, cela laisserait supposer un autre message, négligé et oublié par les plus grands psychanalystes de l'univers pour qui il n'y a jamais d'analyse sans père, sans mère et surtout sans sexe.
En effet, nous pourrions tout aussi bien conclure que le Petit Chaperon rouge existe pour signifier que lorsqu'on a la vitalité, un corps sain dans un esprit vif, nous sommes forcément plus à même de repousser le danger.
La symbolique, toute puissante qu'elle est, suivant le contexte et l'époque dans laquelle elle sera placée, racontera une histoire différente et c'est valable aussi pour ce conte.


Mathilde Primavera.

mercredi 2 décembre 2009

Le Petit Chaperon rouge internationnal











Le Petit Chaperon rouge par Albert Anker (1883) peintre suisse.








N'étant pas très douée en langues étrangères alors que mes amis blogueurs américains, argentins, chiliens et japonnais parlent le français, l'espagnol et l'anglais et même pour certains français encore la langue provençale, je commence à avoir de sérieux complexes !
Aussi, laissez-moi l'illusion que je peux être moi aussi très calée dans ce domaine, en vous donnant la traduction du Petit Chaperon rouge en plusieurs langues !
Pour rendre cette publication ludique, enfin plus qu'elle ne l'est déjà, je vous propose de lire ce qui va suivre à haute voix, en articulant du mieux que vous le pourrez.

* Allemand : Rotkäppchen
* Anglais : Little Red Riding Hood
* Arabe : ليلى و الذئب (Layla et le Loup)
* Arménien : Կարմիր գլխարկը (Karmir glkharky)
* Basque : Txano Gorritxo
* Chinois : 小红帽 (Xiǎo hóng mào)
* Coréen : 빨간 모자 (Ppalgan Moja)
* Croate : Crvenkapica
* Danois : Den lille Rødhætte
* Espagnol : Caperucita Roja
* Espéranto : Ruĝkufulino
* Estonien : Punamütsike
* Finnois : Punahilkka
* Galicien : Carrapuchiña vermella
* Gallois : Hugan Fach Goch
* Géorgien : წითელქუდა (Citelk'uda)
* Grec : Η Κοκκινοσκουφίτσα (I Kokkinoskufítsa)
* Hébreu : כיפה אדומה (Kippah Addumah)
* Hindî : नन्हि लल छुन्नि (Nanhi Lal Chunni)
* Hongrois : Piroska
* Islandais : Rauðhetta og úlfurinn
* Italien : Cappuccetto Rosso
* Japonais : 赤ずきん (あかずきん) (Aka Zukin)
* Kurde : کیژە گچکەلە كلاو سورەکە
* Letton : Sarkangalvīte
* Lituanien : Raudonkepuraitė
* Néerlandais : Roodkapje
* Norvégien : Rødhette og ulven
* Persan : شنل قرمزی
* Polonais : Czerwony Kapturek
* Portugais : O Capuchinho Vermelho (Portugal) ou Chapeuzinho Vermelho (Brésil)
* Roumain : Scufita rosie
* Russe : Красная Шапочка (Krasnaia Chapotchka)
* Slovaque : Červená Čiapočka
* Slovène : Rdeča kapica
* Suèdois : Lilla Rödluvan
* Tchèque : Červená Karkulka
* Turc : Kirmizi Baslikli Kiz
* Vietnamien : Cô bé quàng khăn đỏ


(Précieuses informations recueillies sur Wikipédia)


Mathilde Primavera.

mardi 1 décembre 2009

Le Petit Chaperon rouge




Est-ce que le Petit Chaperon rouge est un conte de Charles Perrault, ou des frères Grimm ?
Bon, pour ceux qui ont tendance à s'emmêler les pinceaux comme moi, ne cherchez plus, j'ai enfin compris pourquoi ces auteurs ont autant semé la confusion dans nos esprits.
En effet, tous les trois ont donné une version un peu différente de Cendrillon, la belle au bois dormant, mais aussi du Petit Chaperon rouge.

Ainsi, au niveau des présents que le Petit Chaperon rouge porte à sa grand-mère, dans le conte de Perrault, sa mère lui confie une galette et un petit pot de beurre. Dans le conte des frères Grimm, le beurre est remplacé par une bouteille de vin.

En outre la version de Charles Perrault rapporte la formule magique “Tire la chevillette, la bobinette cherra”.

Cette histoire met en évidence le danger qu'encoure une môme pré-pubère (symbolisé par la couleur rouge), en répondant à un étranger, dont elle ne connait absolument pas les intentions.
En revanche, nous sommes tous en droit de nous demander, comment des parents, donc des individus censés être responsables, peuvent envoyer une enfant en pleine forêt, un milieu par conséquent complètement hostile ?
Si les membres de sa famille profitent de sa gentillesse, c'est forcément par flemme de faire leurs commissions eux-mêmes !
Bon, je vous l'accorde, le conte aurait été moins effrayant, peu intéressant et pas trop marquant, s'il avait commencé par des recommandations précises formulées auprès de la fillette.
Nous pouvons aussi tous affirmer que chaque expérience est là pour apprendre à vivre, pour graver les esprits.
Mais même si tous les grands psychologues s'entendent pour dire que les contes sont bénéfiques pour les messages symboliques apportés aux jeunes enfants, je suis sidérée par leur contexte qui lui peut être traumatisant, en plus d'un fond toujours très violent.
En effet, le Petit Chaperon rouge ne mettrait-il pas en avant également la peur d'être abandonné par ses parents ?
Que se passe-t-il dans la tête d'un bambin à qui on raconte que le papa et la maman ont laissé leur enfant tout vêtu de rouge se promener tout seul dans la nature, au risque de se faire dévorer par un loup sanguinaire ?
Quant à la version de Charles Perrault, où la grand-mère finit en steak haché (dans la version des frères Grimm un chasseur providentiel vient sauver tout le monde), que doit-on en conclure ?
Que les personnes âgées sont des individus encombrants que nul ne regrettera ?
Permettez-moi de trouver tout cela bien douteux !


Mathilde Primavera.

dimanche 29 novembre 2009

Les mots inutiles




Mathilde Primavera.

Les mots (2)




Les mots laissant supposer qu'ils peuvent tout signifier, mais ne révélant rien, ne sont que les acteurs d'une pièce de théâtre placés dans un espace aux dimensions scrupuleusement limitées et dans un décor spécifiquement agrémenté, dans le seul but est de mettre en valeur les silences !

"Tout mon art consiste à ne rien dire en ayant l'air d'en dire long."
Georges Wolinski

"Ecrire est une forme de mensonge, c'est-à-dire de fiction, de hâblerie, de mystification, simplement parce-qu'on ne peut pas tout dire."
Robert Lalonde extrait de la Belle épouvante.

"On n'écrit pas parce-qu'on a quelque chose à dire, mais parce-qu'on a envie de dire quelque chose."
Emil Michel Cioran extrait de Ecartèlement

"Entre ce que je peux, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous entendez, ce que vous comprenez...il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même..."
Bernard Werber extrait de l'encyclopédie du savoir relatif et absolu

Que tous ces mots mêlés, qui s'emmêlent, se font parfois des croches-pieds, continuent d'en croiser d'autres, de se mélanger par blogs interposés, où des créations sincères, loin du mensonge, irrépressibles et nécessaires, ne sont que des prétextes consentis, ou inconscients, pour faire des rencontres insolites avec des personnes peu ordinaires !


Mathilde Primavera.

vendredi 27 novembre 2009

Une petite pause décoiffante, joyeuse et un tantinet nostalgique




Mais quel bonheur de pouvoir cliquer sur un simple bouton à la fin d'un mois de novembre et se retrouver comme par magie en plein cœur du festival d'Avignon off qui possède, malgré tout ce que les inconditionnels du in pourraient en dire en mal, ses moments forts aussi ! Mais ils faut les excuser, ceux-là n'apprécient pas suffisamment le flamenco pour pouvoir se rendre compte de l'immense qualité des spectacles de Luis de La Carrasca et de l'émotion qu'ils suscitent en laissant des traces indélébiles !


Mathilde Primavera.

mercredi 25 novembre 2009

Le joli monde




"Le monde, 21ème lame du tarot de Marseille, ouvre l'individuel à l'universel, l'humain au divin, la terre au ciel. Il réunit tous les éléments dans un équilibre parfait. Il intervient comme le dépassement de la condition humaine. Il signe le passage du chaos à l'ordre, de l'impur au pur, du multiple à l'un. Il constitue l'arrivée victorieuse de celui qui a franchi toutes les étapes."
Extrait de : Le tarot de Marseille de Corinne Morel.

Il n'est point évident d'avoir l'esprit ouvert et j'ai pu me rendre compte par le biais d'internet, à quel point le mien avait quelques déficiences.
Pour tout vous avouer, lorsque j'ai démarré ce blog, j'étais persuadée que seuls quelques membres de ma famille, de rares amis et de menus tangueros, viendraient le consulter.
J'espérais donc pouvoir partager mes modestes publications en catimini, dans un cercle très privé, sans prendre conscience réellement que je m'exposais publiquement à la face du monde.
Mon tout petit univers replié sur lui-même et concentré sur quelques préoccupations plus ou moins louables et raconté dans un français très approximatif, n'était là que pour justifier l'essence de mon humble existence tournée vers mes proches.
Aussi, grande, immense, fut ma surprise lorsque le premier américain, Rohn Amegatcher, pour ne pas le citer, est venu s'inscrire sur cet espace virtuel, rendant tout d'un coup ma vision de l'utilisation d'internet beaucoup plus intéressante que tout ce que j'avais pu imaginer au départ. J'ai même beaucoup ri en me demandant en quoi mon blog pouvait intéresser un membre certainement du F.B.I., puisqu'il habite Washington !
Alors, si effectivement mon réseau familial et amical se ballade par ici, de parfaits inconnus des quatre coins du monde s'y installent pour mon plus grand plaisir, nous permettant d'échanger ici même par le biais des commentaires, mais aussi des mails, des courriers postaux, des appels téléphoniques et de vraies rencontres dans la vraie vie qui ont déjà eu lieu, ou qui sont prévues.
Tous ces internautes sortis de je ne sais où, atterrissant ici je ne sais comment, faisant intervenir un mystérieux moteur de recherches autre que google et dont je ne connais pas le mode d'emploi, sont tous, sans exception, de toute évidence, bien plus curieux et ouverts sur le monde que je ne peux l'être.
Leurs interventions dépassent largement mes attentes et d'une certaine manière ils sont venus me botter le derrière, afin que mon esprit se tourne vers d'autres cultures, d'autres manières de penser, mais, car il y a un mais, me faisant découvrir des affinités insoupçonnées, jusqu'alors, avec eux !
Je n'aurais jamais assez de vocabulaire pour exprimer ma gratitude envers des esprits si éclairés, ouvrant des portes les unes après les autres.
Je ne savais pas à quel point en choisissant le titre "bien plus que des mots", celui-ci occasionnerait malgré lui, une nourriture riche, gratifiante, réunificatrice et amplificatrice, grâce à des individus qui ne sont plus forcément à mes yeux, d'illustres inconnus !


Mathilde Primavera.

lundi 23 novembre 2009

J'aime tout le monde...




...enfin, presque !

Souligner le fait d'être reliés les uns aux autres, est d'une extrême banalité !
En effet, ce concept a déjà été largement développé par des experts, et ce, bien avant cette publication.
Cependant, je ne juge pas inutile de rappeler cette idée, où le 23 novembre 2009 des frontières et des guerres continuent de se dessiner, de s'envisager sur fond de scénarios extrêmement pauvres intellectuellement, mais d'une richesse indécente, intolérable en matière d'imageries, à faire pâlir les pires films gores !
Sans pour autant tomber dans la mièvrerie du "nous sommes tous frères", ou encore d'un "peace and love" agrémenté de pâquerettes et de fumeuses embrouilleuses de cervelle, j'aime à m'imaginer que la main que j'ai serrée en a serrée une autre et ainsi de suite, jusqu'à l'infini, mais mettons-nous bien d'accord tout de suite, je ne sers pas non plus la main à n'importe qui !
C'est encore plus fabuleux de penser au cavalier avec qui j'ai dansé, qui a déjà dansé avec d'autres partenaires, qui à leurs tours...jusqu'à se retrouver dans une milonga à Buenos Aires !
Nul besoin de prendre l'avion pour faire circuler des ondes et des petits bouts d'esprits !
Bien que nous utilisons que 10% de nos capacités intellectuelles et que nous nous préoccupons à 300% de nos médiocres quotidiens, limités et sans grand intérêt, nous faisons tous partie d'un tout, du un, que nous le voulions ou non, et où la preuve de l'inconscient collectif n'est plus à démontrer.
Peut-être même, toutes ces connexions à internet créant un tissu social international bien que virtuel, ne seraient que la manifestation d'un besoin irrépressible de maintenir un équilibre, pour contrebalancer l'autre partie qui se tire dans les pattes !
Cet élan inconscient ouvrirait donc l'esprit des plus avancés spirituellement, jusqu'à farfouiller sur le web et tomber sur un blog comme celui-ci !

Je souhaite, par conséquent, dire un grand merci à toutes les belles âmes habitant :
la façade nord de la montagne Sainte-Victoire dans les Bouches du Rhône, la cité des papes, Saint-Rémi de Provence,l'île de Beauté, Châteauneuf du pape, la Bretagne, dans diverses régions parisiennes, Boston, Washington, New-York City, Buenos Aires, Santiago du Chili, le Japon, la Lorraine, Marseille, " a small town in the midwest of Etats-unis ", Palm Bay, Finger Lakes Region New-Yord, Nashville, Vaison la Romaine, Nîmes, Montpellier, Bordeaux, Paris, Arles, l'Ardèche, Villeneuve-Lez-Avignon, Orange,

ainsi qu'à tous les mystérieux personnages, celui de la création d'Adam, Lunave et Agaw, en espérant n'avoir oublié personne !


Mathilde Primavera.

mardi 17 novembre 2009

Le beau monde à notre portée




Ayant le vertige, même debout sur un tabouret, et une grosse tendance à la claustrophobie, je supporte de moins en moins de prendre l'avion.
En effet, bien qu'en amont je me gave minutieusement de calmants qui sont censés me faire tomber dans le coma car je n'en prends pour ainsi dire jamais, je suis systématiquement réceptionnée par les pompiers à l'arrivée, pour cause de crise de tétanie.
A la seule condition d'être assommée par un lutin expert et compatissant juste avant le décollage, je ne vois pas comment je pourrais désormais reprendre cet engin de malheur si sophistiqué, mais ne disposant pas pour autant de manivelle, ou de bouton magique, pour ouvrir une fenêtre.
Hormis la possibilité de voyager par train et par bâteau, je suis condamnée à parcourir de petites distances.
Fort heureusement, je m'amuse d'un rien et m'extasie très facilement devant toute proposition ayant une jolie forme.
Ainsi, mon dernier séjour en Ardèche, département je le rappelle limitrophe avec le Vaucluse où j'habite, était semblable pour moi aux aventures d'Indiana Jones, même si cela ressemblait davantage aux vacances de monsieur Hulot de Jacques Tati !
Quant au dernier périple de tatie Mathilde à la montagne Sainte-Victoire dans les bouches du Rhône, donc tout près d'Avignon, il avait toutes les caractéristiques de Laurence d'Arabie !
Ô combien même le désir irrépressible de danser le tango argentin à Buenos Aires me prenait, et bien j'irais mettre un cierge à l'église, voire trois car on n'est jamais assez prudent, pour prier que l'océan Atlantique soit clément pendant toute la traversée !
Pour le retour, je me fais déjà beaucoup moins de soucis, les chances de vouloir rester là-bas étant maximales !
Se remettre à l'espagnol ne sera pas un problème, sauf qu'avec toute la bonne volonté du monde, aucun argentin ne me comprendra, car non seulement j'ai un accent épouvantable, mais en plus je suis incapable de rouler les "r" et de prononcer correctement les "j".
Et en anglais, c'est pire !
Mais bon, une inclinaison rapide de la tête pour m'inviter à danser suffira !
Pour le reste, les mains, les mimiques, les imitations et mon ardoise magique, complèteront la communication.
Quant aux échanges inter-régionaux, internationaux, culturels, ludiques, pétillants et charmants, il semblerait que tous les ingrédients soient déjà réunis par ici !


Mathilde Primavera.

lundi 16 novembre 2009

Des artistes japonais ouverts sur le monde




Pour Ruma.


Mathilde Primavera.

Le 8ème art, version flamenco (2)




Mathilde Primavera.

Le 8ème art, version flamenco




Mathilde Primavera.

Les mêmes, version Tango Argentin





Mathilde Primavera.

Deux immenses artistes



Voici deux immenses artistes en pleine démonstration lors d'une milonga (bal de tango argentin exclusivement), en train de danser une milonga, une danse faisant partie de l'univers du tango mais plus rapide, avec d'autres techniques mais utilisant aussi les bases du tango argentin, toujours très joyeuse et particulièrement lorsque deux virtuoses ne se prenant pas au sérieux, tellement dans le lâcher-prise, qu'ils arrivent à faire participer le public admiratif et amusé !
Merci à Liliane mon professeur de tango argentin de me les avoir fait connaitre.


Mathilde Primavera.

samedi 14 novembre 2009

Le 8ème art

















Je peux affirmer, sans aucune crainte du ridicule, que Severus Rogue qui a fait l'objet de la publication précédente, aurait été un excellent danseur de tango argentin, s'il ne passait pas tout son temps avec ses chaudrons, et croyez-moi, cela n'a rien à voir avec le fait qu'il soit un brun ténébreux.
Il faut, certes avant tout, posséder un grand nombre de qualités et de prédispositions identiques aux siennes : rigueur, discipline, travail régulier, pratique constante, humilité et écoute pour les principales, en plus d'aimer bien-sûr cette musique et cette danse.
Sans tout ce minima de conditions, il est impossible de devenir une tanguera, un tanguero.
Mais, cela ne suffit pas.
Pourquoi croyez-vous que beaucoup de personnes s'inscrivent sans jamais en faire plus d'une année, quand ce n'est pas plus d'un trimestre, alors qu'ils ne manquaient aucun cours et venaient fréquemment aux milongas (bals constitués exclusivement de tango argentin et de milonga, un autre style de danse inclus dans cet univers) ?
Si le manque de partenaires hommes est un excellent argument plus que compréhensible pour justifier l'abandon de cette danse hors du commun, pourquoi alors certaines femmes poursuivent-elles même sans cavalier attitré ?
Tous les fidèles de cette discipline ne sont pas là pour parader, draguer, ou pour trouver un futur mari, une future épouse.
Si de belles rencontres peuvent avoir lieu et quelques attirances réciproques arrivent comme une évidence, cela survient toujours à titre exceptionnel dans ce microcosme.
De telles motivations vous feraient tenir, tout au plus, trois mois dans ce cercle très codifié.
Les danseurs de tango argentin sont présents et extrêmement concentrés, uniquement parce-que leur sensibilité exacerbée, leur nature passionnée et contrariée, nécessitent le désir irrépressible, ou le besoin inconscient, d'exprimer leurs douleurs enfouies d'une façon artistique, poétique, sans avoir à prononcer un seul mot.
Borgès disait à juste titre : "le tango est une pensée triste qui se danse."
J'irais plus loin en affirmant que danser le tango, c'est une jolie manière de transcender la souffrance.
Tout le monde s'accorde pour dire que c'est une danse sensuelle.
Si on ne peut pas le nier, ça serait également une façon de se fier qu'aux apparences et très réducteur pour cette pratique si complexe qui puise ses origines dans la misère, le mal de vivre, la nostalgie et les déchirures.
De surcroît, on ne peut pas évincer le côté machiste de cette danse, où le guideur affronte en permanence la volonté du guidé qui peut aussi bien accepter les propositions de postures que les refuser, alternant ainsi tour à tour, symbiose entre deux êtres ne faisant plus qu'un, duo, ou duel, bien au delà d'un simple jeu de séduction.
En effet, chaque tango est différent, mais il exprime souvent la violence d'une histoire impossible, ou tragique.
Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à lire ces trois extraits de chansons très connues donnés en exemples, parmi tant de textes de tango si empreints de passion :

"Si tu savais que dans mon âme,
je conserve encore cette tendresse que j'avais pour toi,
peut-être que si tu savais que je ne t'ai jamais oublié,
revenant sur ton passé,
tu te souviendrais de moi."
La cumparsita, paroles de Gerardo Hernan Matos Rodriguez.

"Tes tangos sont des créatures abandonnées qui traversent dans la boue de la ruelle quand toutes les portes sont fermées."
Boedo, paroles de Dante. A. Linyera.

"Mon quartier, excuse-moi mais je verse une larme quand je me souviens de toi, et quand je rode sur ton pavé, c'est comme si mon cœur te donnait un baiser prolongé."
Barrio de Tango, paroles de Homero Manzi.

Nul besoin de connaitre l'argot de Buenos Aires, ou même l'espagnol, pour être traversé par le langage universel de la musique, si celle-ci vibre à votre diapason.
Tout cela n'empêchera pas non plus certaines personnes, de l'appréhender d'une façon ludique, comme pour signifier le dépassement de ses tourments.
Décidément, il s'agit bien d'un art auquel il serait justifié de lui donner l'appellation du 8ème, tant son expression raconte l'histoire d'une passion unique pour chaque individu, semant la trace d'une création éphémère, mais nécessaire !


Mathilde Primavera.

mercredi 11 novembre 2009

Le plus exceptionnel des sorciers
























Ce capricorne silencieux, froid, distant, et sans cœur en apparence, est le plus merveilleux, le plus aimant, le plus érudit, le plus intelligent, le plus intègre, le plus juste, le plus mystérieux, le plus humble, mais aussi le plus mal compris de tous les grands sorciers de tous les temps !
Comment pourrait-il encore afficher un sourire après avoir été négligé par ses parents dont le père le maltraitait ?
Comment pourrait-il se montrer affable alors que jusqu'à un âge avancé il a été victime de railleries, de viles humiliations ?
Comment pourrait-il croire encore en la justice de la vie quand le plus cynique de ses détracteurs épouse la seule femme qu'il n'ait jamais aimé ?
Sa grande assurance d'adulte, sa vraie autorité, sa réelle austérité, sa véritable sévérité, ses sincères moqueries, se sont développées uniquement parce-que la force de son âme a senti la nécessité de se construire des boucliers puissants, pour faire circuler au mieux sa grande vitalité !
Ignorant son quotient intellectuel fort élevé, sa sublime beauté car aucun de ses proches n'a été capable de l'aimer correctement, il devient une proie facile sans défense pour toutes les personnes le jalousant jusqu'à la haine.
Ultra sensible, il n'avait ni enfant, ni adolescent, les appuis nécessaires pour s'épanouir correctement, comme il le méritait.
Comme tous les surdoués il est condamné à l'isolement, se rongeant lui-même les sangs en ressassant des complexes injustifiés, mais jamais contredis par ses contemporains.
Rien d'étonnant à ce qu'il ait pu se ranger du côté des forces du mal dans sa prime jeunesse, dans le but inconscient d'être enfin reconnu et accepté.
S'il n'a jamais pu déclarer son amour à celle qui pourtant prenait toujours sa défense par pure paralysie émotive, il a su trouver très rapidement la force pour se sortir d'un cercle diabolique qui ne pouvait évidemment pas lui convenir (d'où certainement plus tard, ses grandes dispositions pour pouvoir prétendre au poste de défense contre les forces du mal, en plus de celui de professeur de potions).
Son futur employeur, Albus Dumbledore, très grand sorcier lui aussi et fin psychologue, l'embauche sans aucune hésitation et une seule crainte et fait même de lui son bras droit à l'école de sorcellerie.
Il lui confiera les missions les plus périlleuses et inattendues, mais dans un secret absolu.
Son extrême courage pour affronter les pires dangers est tu et fait de lui un être exceptionnel.
En effet, quel héros ne manifesterait pas, à un moment donné, ne serait-ce qu'une fausse modestie ?
Lui, il restera digne en grand seigneur jusqu'au bout, sans jamais afficher la moindre satisfaction !
En revanche, au risque de paraitre moi-même prétentieuse, je peux affirmer que j'ai senti en lui, et ce dès le début, sa grandeur d'âme, en ne me laissant jamais influencée par tout ce qu'on a pu l'accuser.
Effectivement, comment un sorcier avec un tel charisme, dont ce mot reste inapproprié, pas assez fort pour le décrire, n'aurait-il pas pu être le plus extraordinaire d'entre-eux ?
Personnellement, j'en veux à Harry Potter, lui-même ne faisant pas partie des moindres, de n'avoir jamais eu l'intuition de cela.
Aussi héros qu'il puisse être, il aurait pu au moins comprendre à l'occasion qu'Albus Dumbledore ne mise pas sur n'importe qui, à plus forte raison lorsqu'il s'agit des affaires les plus importantes que la sorcellerie n'ait jamais eu à traiter jusque là !


Mathilde Primavera.


samedi 7 novembre 2009

Le plus troublant des sorciers
























Aimable comme une porte de prison, mais ni mal élevé, ni manquant de classe, Lucius Malefoy bénéficie d'un charisme hors du commun, malgré sa préférence pour les forces du mal !
On ne peut certes pas lui enlever son intégrité, sa fidélité en tout, mais nous sommes nombreux, j'en suis certaine, à penser qu'il est bien dommage que ses deux grandes qualités ne servent pas mieux la communauté de la sorcellerie !
Si la beauté devait dans sa représentation physique refléter aussi celle de l'âme, nous pourrions alors affirmer, sans en douter une seule seconde, qu'il y a erreur en ce qui concerne la sienne, à cause de ses penchants maléfiques, d'où le trouble qu'il occasionne !
Ce qu'il faut tout de même comme force morale, analyse et recul, pour ne pas se laisser hypnotiser par n'importe qui, quelles que soient son enveloppe et sa représentation sociale, au risque de se mélanger avec des personnes qui n'ont rien à voir avec notre sensibilité, en occasionnant des dégâts qui pourraient être fort préjudiciables et irréversibles !


Mathilde Primavera.

jeudi 5 novembre 2009

La plus crédible des sorcières
























En voilà une que l'inquisition a oublié car c'est une vraie sorcière de pure souche !
Difficile d'en douter après avoir observé ce très rare et exceptionnel document, où tous les indices de sa condition sautent aux yeux !
Je n'ai malheureusement pas le droit de dévoiler la provenance de cette vieille gravure pour ne pas lui porter préjudice, car elle est toujours en vie, et pour tout vous avouer, cela m'amuse énormément de faire partie des quelques personnes qui la protègent de génération en génération, depuis des siècles !
Et puis, franchement, cela rajoute du mystère au monde invisible, où tout le monde n'a pas accès bien-sûr, y compris les anciens tortionnaires de l'église catholique.
Et s'il est plus que regrettable que des milliers d'innocents aient péri sous leurs griffes acérées, c'est aussi une grande satisfaction d'avoir pu sauvegarder la véritable sorcellerie, où de grands faiseurs de magie blanche continuent à œuvrer pour le bienfait des humains, les moins fermés d'esprit !
Pour les révisions, je rappelle que seuls des sorciers peuvent en combattre d'autres et la sainte inquisition était aussi ignare que prétentieuse pour prétendre pouvoir éradiquer ce qui n'a jamais été un fléau, mais bien un monde parallèle salvateur et inaccessible depuis le nôtre.
Se sont eux qui décident de voyager dans l'un ou l'autre et non pas l'inverse !
Les lois de la nature sont extrêmement bien faites et personne ne peut les transgresser.
Ces forces immuables existent pour ne pas créer d'autres saccages déjà en trop grand nombre et provoqués par des mortels d'une bêtise affligeante !


Mathilde Primavera.

mercredi 4 novembre 2009

La plus humble des sorcières

















Sybille Trelawney est, à mon avis, LE remède pour soigner les personnes atteintes de paranoïa.
En effet, cette sorcière ne ferait pas de mal à une mouche.
Et si un grand nombre d'élèves et de professeurs de Poudlard ne lui accordent aucun crédit quant à sa réelle aptitude à pourvoir lire l'avenir, personne n'est vraiment capable de la détester, hormis la grande inquisitrice Dolores Ombrage, responsable de sa réputation d'alcoolique.
Lorsque la déléguée du ministère de la magie l'a renvoyée à tort de l'école, tout le monde a pu constater qu'elle trébuchait avec sa bouteille de xérès blottie dans ses bras, mais tout simplement parce-qu'elle n'avait pas, à ce moment là, sous la main, un ours en peluche, ou en chair et en os, pour la consoler et lui renvoyer une image positive d'elle-même !
Bien que tout le monde soit attaché à sa silhouette frêle, sa fragile personnalité et son look de vieille hippie complètement déjantée, personne ne comprend la décision d'Albus Dumbledore de la garder comme professeur de divination.
Elle est d'ailleurs très peinée, sans jamais le montrer, par le refus d'Hermione Granger d'assister à ses cours et le total discrédit du professeur Mc Gonagall concernant ses réelles capacités divinatoires, car elle les a toutes les deux en haute estime.
Pourtant, sans en dévoiler le contenu, le directeur de l'école, le professeur Rogue et le ministère de la magie, savent qu'elle a déjà énoncé deux prédictions qui se sont avérées d'une très grande exactitude et importance, concernant le prince des ténèbres, mais qu'elle ignore elle-même, car au moment des faits...elle était en transe !
Si la théorie que les dons de médiumnités se transmettent de mère en fille devient bancale en voyant miss Trelawney s'emmêler les pinceaux dans les feuilles de thé et ses boules de cristal, ces deux grands messages, comme il y en avait encore jamais eu, honorent son arrière, arrière grand-mère Cassandre, la célèbre et très talentueuse voyante !
Elle doit d'ailleurs en avoir l'intuition au fond d'elle pour ne pas vouloir perturber son troisième œil en se promenant dans les autres salles de Poudlard !
Et si elle fréquente peu les autres professeurs ce n'est pas par manque de sociabilité, mais uniquement par timidité !
De plus, que ferait-elle dans ces couloirs froids et humides, alors que tout respire chaleur et couleur dans sa tour, entre ses magnifiques services à thé, l'encens qui brûle en permanence, ses étoles pailletées et ses meubles dignes d'une décoration kitch pour un film à gros budget ?

Conclusion : il ne faut jamais sous-estimer les personnes disposant d'une naturelle humilité, à plus forte raison s'il s'agit d'une sorcière !


Mathilde Primavera.

mardi 3 novembre 2009

Mes sorcières préférées (2)
























S'il y en a bien une à qui j'aurais bien aimé demander ce qu'elle prend comme vitamines, c'est sans aucun doute à elle !
Que de vitalité, de malice et d' humour en la personne d' Endora !
Ses apparitions et disparitions, aussi brutales qu'inattendues, m'ont toujours beaucoup amusée.
Nombreux sont ceux qui ne l'auraient pas voulu comme belle-mère pour son côté extrêmement envahissant.
Mais en contre-partie, il faut avouer qu'aucune femme censée n'aurait rêvé d'un "Jean-Pierre" aussi mou, insipide, lent d'esprit, sans humour, aussi béni oui oui et lèche bottes avec son patron et ses clients, ayant de surcroit une intelligence plus que moyenne, comme gendre !
Qu'a donc bien pu trouver sa fille Samantha à cet homme ni sorcier, ni même joli garçon ?
Il fait bien pâle figure face à cette déesse colorée, pétillante, piquante et charmante !
Enfant, je me serais damnée pour l'avoir comme parente !
Et...à tout bien y réfléchir, en tant qu'adulte...aussi !


Mathilde Primavera.

lundi 2 novembre 2009

Mes sorcières préférées
























Son inoffensive attitude et son regard hagard proches tous deux de la naïveté me confortent dans la croyance de la magie blanche salvatrice et bienveillante !
A un âge où elle est censée être plutôt édentée que d'exposer de gracieuses joues enfantines, je me dis qu'elle possède aussi l'âme et l'ouverture d'esprit d'un être très juvénile.
De plus, comment ne pas être attendrie par des bras si frêles qu'à force de porter un balai, même en bois léger, ils sont devenus deux fois plus longs que ses jambes !
Quant à ses pieds, ils sont porteurs d'un message essentiel.
En effet, un individu exposant d'une manière si désinvolte ses orteils déliés et ses talons bien ancrés dans le sol, chaussés de sandales dignes d'un public de Woodstock, ne peut être que bien dans sa peau, cool, bon et aimant !


Mathilde Primavera.

De gentilles sorcières



















Franchement, maintenant qu'Halloween est passé, que la crainte de voir revenir les sorcières de Salem est complètement écartée, de vous à moi, comment trouvez-vous ces quatre rouquines ?
Les jugez-vous dangereuses, maléfiques ?
Le petit chat noir vous semble-t-il prêt à tout dévaster sur son passage ?
Pensez-vous que leur potion ressemble à un élixir démoniaque ou à une bonne soupe d'automne ?
Et dire que des milliers de femmes ont péri par le feu, la corde, après avoir été, même dans certains cas, torturées pour des raisons, elles, vraiment obscures !


Mathilde Primavera.

samedi 31 octobre 2009

Le dernier grand chef gaulois



















Et dire que si Vercingétorix n'avait pas déposé les armes aux pieds de Jules César à Alésia, nous serions aujourd'hui sous l'influence de la culture celte !
Bon, il n'est pas question de faire ici le procès de cet homme fort courageux qui a affronté avec une poignée de guerriers tout l'armement de pointe de l'époque, utilisée avec une grande organisation par les troupes de l'empereur qui étaient légions.
Nous n'allons pas refaire l'histoire, même avec des connaissances druidiques nous ne pourrions pas changer le destin de la France !
Et puis, peut-être que les gaulois n'avaient pas plus envie que cela de passer des siècles et des siècles à festoyer à tout bout de champ avec des fleurs dans les cheveux, tout en parlant aux esprits de la forêt !
Ainsi, nous pouvons aisément conclure que l'esprit communautaire baba cool ne sciait en aucune façon au gaulois moyen, beaucoup trop individualiste, hormis à quelques habitants d'une région retirée à l'extrême nord ouest de l'hexagone et qui osent encore résister contre l'envahisseur !
Il n'empêche que la religion catholique, manquant sacrément d'imagination, a créé leurs fêtes religieuses, leurs symboles, en s'inspirant de la culture celte, mais en les arrangeant à leur sauce !
De l'esprit hippie on passe à l'esprit gothique. La preuve, la célébration d'Halloween, une fête joyeuse pour honorer les morts est devenue la Toussaint, un jour bien glauque dont personne ne raffole, mais que les fervents pratiquants catholiques continuent d'entretenir avec le sentiment du divin devoir, le réveil de la douleur et la tristesse du recueillement.
Après cela, il n'y a rien d'étonnant à ce que le mois de novembre n'ait pas la côte, 2000 ans d'histoire pesant lourdement sur nos pauvres épaules, rien qu'en la date du 1er !
Les bougies, les déguisements, les citrouilles, les distributions de bonbons, ne pourront jamais effacer cette morosité, Halloween étant actuellement une fête macabre car elle est désormais dénuée de sens, si ce n'est celui d'enrichir quelques commerçants opportunistes et de nombreux dentistes pour cause de caries !
Les français pourraient au moins jouer le jeu de cette délirante mise en scène, ne serait-ce que pour rendre hommage aux soit-disant sorciers et surtout sorcières, torturés et condamnés à mourir atrocement par la volonté de la sainte inquisition !
Personnellement, permettez-moi d'avoir une douce et jolie pensée sans aucune morosité pour toutes ces victimes de l'horrible pouvoir et pour le dernier grand chef gaulois qui a dû se retourner dans sa tombe plus d'une fois !


Mathilde Primavera.