Tout ce qui n'est pas donné ou partagé est perdu (proverbe gitan)

Tout ce qui n'est pas donné ou partagé est perdu (proverbe gitan)
Ici c'est le printemps toute l'année !!!

vendredi 10 décembre 2010

De l'importance du rêve devenu réalité



"Il vaut mieux rêver sa vie que la vivre, encore que la vivre, ce soit encore la rêver."
Marcel Proust




"Personne ne peut savoir si le monde est fantastique ou réel, et non plus s'il existe une différence entre rêver et vivre."  
Jorge Luis Borges



Mathilde Primavera.

jeudi 9 décembre 2010

De la conservation de l'espèce




Si vous tombez sur ce genre d'individu, abandonnez vous !

"Méfiez-vous de ceux qui tournent le dos à l'amour, à l'ambition, à la société. Ils se vengent d'y avoir renoncé."  

Emil Michel Cioran

mercredi 8 décembre 2010

Bas relief


Le partage culturel ne manque pas d’assurance.


"La solitude offre à l'homme intellectuellement haut placé un double avantage : le premier, d'être avec soi-même, et le second de n'être pas avec les autres."  

Arthur Schopenhauer




Mathilde Primavera.

lundi 6 décembre 2010

De l'importance d'avoir de l'humour

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Un de plus qui a pris les aphorismes de Cioran au pied de la lettre !
Ce poisson rouge aurait dû lire aussi celui-ci :


"ce n'est pas la peine de se tuer, puisqu'on se tue toujours trop tard."


ou encore :


"nous sommes tous des farceurs ; nous survivons à nos problèmes."




Mathilde Primavera.

samedi 4 décembre 2010

De l'inutilité de cette publication

Je ne me sens pas très en forme





Mal dans ma peau





Je manque de fraicheur





CIORAN AU PETIT BONHEUR

"Plus on vit, moins il semble utile d'avoir vécu."

"Que faites-vous du matin au soir ?
- Je me subis."

"Je n'ai approfondi qu'une seule idée, à savoir que tout ce que l'homme accomplit se retourne nécessairement contre lui."

"L'art d'aimer ? C'est savoir joindre à un tempérament de vampire la discrétion d'une anémone."

"Pour entrevoir l'essentiel, il ne faut exercer aucun métier.
Rester toute la journée allongé et gémir..."

"Plus on a souffert, moins on revendique. Protester est le signe qu'on n'a traversé aucun enfer."




Mathilde Primavera.

vendredi 3 décembre 2010

De quoi donner le frisson !


Perception sereine et énergisante du partage au bord de l’eau.

Ceci dit, "l'admission des femmes à l'égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation et elle doublerait les forces intellectuelles du genre humain."  
Stendhal




Mathilde Primavera.

jeudi 2 décembre 2010

"Les écrits s'envolent, les paroles restent"


"Le désir de l'homme trouve son sens dans le désir de l'autre."  

"Ce que je cherche dans la parole, c'est la réponse de l'autre."  

"L'amour, c'est offrir à quelqu'un qui n'en veut pas quelque chose que l'on n'a pas."  

"L'inconscient, c'est le discours de l'autre."  

"Le réel, c'est quand on se cogne."  

"Le langage, avant de signifier quelque chose, signifie pour quelqu'un."  

Jacques Lacan

Et vous, quelle est la citation qui vous parle le plus ?



Mathilde Primavera.

mercredi 1 décembre 2010

De ce qui doit être respectable




"Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l'homme, le respect des autres êtres avant l'amour-propre."  
Claude Lévi-Strauss

"Ne vous attachez qu'aux hommes estimables ; fuyez plus que la mort la société des lâches : nul ne les respecte, pas même leurs semblables."  
Alcée

"Tout amour est respectable : celui qui aime est un seigneur, l'indifférent un vassal."  
Lucie Faure

"Hypocrite. Celui qui, professant des vertus pour lesquelles il n'a aucun respect, en retire l'avantage d'avoir l'air d'être ce qu'il méprise."  
Ambrose Bierce

"Aimer, c'est désirer le bien de l'autre, c'est le respecter, c'est accepter de souffrir par et pour lui, c'est s'oublier soi-même."  
Françoise Dumoulin-Tessier



Mathilde Primavera.

samedi 27 novembre 2010

Plus la foi



Pour dire la vérité, je n'ai vraiment plus la pêche.
Ne me demandez pas pourquoi.
Je n'ai plus la foi, en rien.
C'est comme ça.
Je fais une pause.



Mathilde Primavera.

Dans l'air du temps



A PC et FS.

Aspect baroque du communisme balnéaire.


Mathilde Primavera.

jeudi 25 novembre 2010

mercredi 24 novembre 2010

Nuits d'absence




II est des nuits où je m'absente
Discrètement, secrètement...
Mon image seule est présente
Elle a mon front, mes vêtements...
C'est mon sosie dans cette glace
C'est mon double de cinéma...
À ce reflet qui me remplace
Tu jurerais... que je suis là...

Mais je survole en deltaplane
Les sommets bleus des Pyrénées
En Andorre-la-Catalane
Je laisse aller ma destinée...
Je foule aux pieds un champ de seigle
Ou bien, peut-être, un champ de blé
Dans les airs, j'ai croisé des aigles
Et je croyais leur ressembler...


Le vent d'été, parfois, m'entraîne
Trop loin, c'est un risque à courir
Dans le tumulte des arènes
Je suis tout ce qui doit mourir...
Je suis la pauvre haridelle
Au ventre ouvert par le toro...
Je suis le toro qui chancelle
Je suis la peur... du torero...
Jour de semaine ou bien dimanche?
Tout frissonnant dans le dégel
Je suis au bord de la mer Blanche
Dans la nuit blanche d'Arkhangelsk...
J'interpelle des marins ivres
Autant d'alcool que de sommeil:
"Cet éclat blême sur le givre
Est-ce la lune... ou le soleil?"

Le jour pâle attriste les meubles
Et voilà, c'est déjà demain
Le gel persiste aux yeux aveugles
De mon chien qui cherche ma main...
Et toi, tu dors dans le silence
Où, sans moi, tu sais recouvrer
Ce visage calme d'enfance
Qui m'attendrit... jusqu'à pleurer...

Il est des nuits où je m'absente
Discrètement, secrètement...
Mon image seule est présente
Elle a mon front mes vêtements...
C'est mon sosie dans cette glace
C'est mon double de cinéma
À ce reflet qui me remplace
Tu jurerais... que je suis là...

Il est des nuits, où je m'absente
Discrètement, secrètement...
Mon image seule est présente
Elle a mon front mes vêtements...
C'est mon sosie dans cette glace
C'est mon double de cinéma
À ce reflet qui me remplace
Tu jurerais... que je suis là...

Léo Ferré



Mathilde Primavera.

lundi 22 novembre 2010

Une qualité bien hypocrite





"Patience. Forme mineure de désespoir, déguisée en vertu."
Ambrose Bierce

"La patience rend tolérable ce qu'on ne peut empêcher."  
Horace


"La patience est l'art d'espérer."  
Vauvenargues




Mathilde Primavera.

dimanche 21 novembre 2010

Impossible est bien parisien




Au musée dans tous les coins
Face aux meules de foins

Retrouver
Mon aimé

Dans l'art de Monet
Nous y illuminer

Un rêve, possible ça ne l'est point
Un cauchemar, Paris bien trop loin



Mathilde Primavera.

samedi 20 novembre 2010

De voyageuses pensées



Le Crépuscule du soir (Le Spleen de Paris)
 

XXII
LE CRÉPUSCULE DU SOIR


"Le jour tombe. Un grand apaisement se fait dans les pauvres esprits fatigués du labeur de la journée ; et leurs pensées prennent maintenant les couleurs tendres et indécises du crépuscule.
Cependant du haut de la montagne arrive à mon balcon, à travers les nues transparentes du soir, un grand hurlement, composé d’une foule de cris discordants, que l’espace transforme en une lugubre harmonie, comme celle de la marée qui monte ou d’une tempête qui s’éveille.
Quels sont les infortunés que le soir ne calme pas, et qui prennent, comme les hiboux, la venue de la nuit pour un signal de sabbat ? Cette sinistre ululation nous arrive du noir hospice perché sur la montagne ; et, le soir, en fumant et en contemplant le repos de l’immense vallée, hérissée de maisons dont chaque fenêtre dit : « C’est ici la paix maintenant ; c’est ici la joie de la famille ! » je puis, quand le vent souffle de là-haut, bercer ma pensée étonnée à cette imitation des harmonies de l’enfer.






Le crépuscule excite les fous. — Je me souviens que j’ai eu deux amis que le crépuscule rendait tout malades. L’un méconnaissait alors tous les rapports d’amitié et de politesse, et maltraitait, comme un sauvage, le premier venu. Je l’ai vu jeter à la tête d’un maître d’hôtel un excellent poulet, dans lequel il croyait voir je ne sais quel insultant hiéroglyphe. Le soir, précurseur des voluptés profondes, lui gâtait les choses les plus succulentes.
L’autre, un ambitieux blessé, devenait, à mesure que le jour baissait, plus aigre, plus sombre, plus taquin. Indulgent et sociable encore pendant la journée, il était impitoyable le soir ; et ce n’était pas seulement sur autrui, mais aussi sur lui-même, que s’exerçait rageusement sa manie crépusculeuse.







Le premier est mort fou, incapable de reconnaître sa femme et son enfant ; le second porte en lui l’inquiétude d’un malaise perpétuel, et fût-il gratifié de tous les honneurs que peuvent conférer les républiques et les princes, je crois que le crépuscule allumerait encore en lui la brûlante envie de distinctions imaginaires. La nuit, qui mettait ses ténèbres dans leur esprit, fait la lumière dans le mien ; et, bien qu’il ne soit pas rare de voir la même cause engendrer deux effets contraires, j’en suis toujours comme intrigué et alarmé.
Ô nuit ! ô rafraîchissantes ténèbres ! vous êtes pour moi le signal d’une fête intérieure, vous êtes la délivrance d’une angoisse ! Dans la solitude des plaines, dans les labyrinthes pierreux d’une capitale, scintillement des étoiles, explosion des lanternes, vous êtes le feu d’artifice de la déesse Liberté !






Crépuscule, comme vous êtes doux et tendre ! Les lueurs roses qui traînent encore à l’horizon comme l’agonie du jour sous l’oppression victorieuse de sa nuit, les feux des candélabres qui font des taches d’un rouge opaque sur les dernières gloires du couchant, les lourdes draperies qu’une main invisible attire des profondeurs de l’Orient, imitent tous les sentiments compliqués qui luttent dans le cœur de l’homme aux heures solennelles de la vie.






On dirait encore une de ces robes étranges de danseuses, où une gaze transparente et sombre laisse entrevoir les splendeurs amorties d’une jupe éclatante, comme sous le noir présent transperce le délicieux passé ; et les étoiles vacillantes d’or et d’argent, dont elle est semée, représentent ces feux de la fantaisie qui ne s’allument bien que sous le deuil profond de la Nuit."


Charles Baudelaire






Mathilde Primavera.