Tout ce qui n'est pas donné ou partagé est perdu (proverbe gitan)

Tout ce qui n'est pas donné ou partagé est perdu (proverbe gitan)
Ici c'est le printemps toute l'année !!!

mardi 2 novembre 2010

Le 02 novembre



Pier Paolo Pasolini mort le 02 novembre 1976




Jacques Mesrine mort le 2 novembre 1979




Luchino Visconti né le 2 novembre 1906




Marie-Antoinette née le 2 novembre 1755



Je suis toujours étonnée par les personnes qui décèdent le même jour car je me demande s'il existe un lien entre elles au moment de leur mort et qui nous échapperait, mais qui relèverait de l'ordre du monde invisible complètement inconnu et mystérieux.

Et si la vie après la mort continue dans un autre monde, si les défunts peuvent communiquer entre eux, est-ce que Jacques Mesrine et Paolo Pasolini boivent l'apéro ensemble ?
Est-ce que Marie-Antoinette et Visconti ont un projet de film ensemble ?

Non franchement, c'est extrêmement frustrant de ne rien savoir, on a beau avoir des célébrations comme la Toussaint et Halloween, personnellement je ne fêterai rien tant qu'on me cachera tout !



Mathilde Primavera.

dimanche 31 octobre 2010

Je ne m'en lasse pas



Je vais en agacer plus d'un avec cette publication, mais en tant que gentille sorcière n'ayant pas dépassé l'âge mental de 12 ans et en cette date particulière, cet extrait est incontournable !


Mathilde Primavera.

samedi 30 octobre 2010

Décalage





Sans aucun doute, une publication pour Brigetoun, mais pas seulement !



Rien ne va plus !
Mais non, je ne suis pas au casino, mais au beau milieu de mon salon.
J'observe.
Mon manteau.
Rassurez-vous, je ne suis pas devenue folle dingo, je sais pertinemment que ce n'est qu'un vêtement inerte et non pas un agent secret qui me surveille.
Maintenant que vous avez la preuve que je ne suis sous aucune substance qui aurait pu me faire délirer, je peux répéter différemment.
Je scrute.
Toujours mon manteau éternellement immobile puisque je vous dis qu'il ne s'agit que d'une chose sans âme.
Mais, quel souci il me donne !
La grande question, voyez-vous, est :
- quand est-ce que je dois l'amener au pressing ?
Je vous explique.
Au courant de l'été, je m'étais dit :
- tu amèneras (j'ai le droit absolu de me tutoyer) ton truc en poils chez le teinturier au début de l'automne.
Quand il fait encore très chaud, je n'ai absolument pas envie de m'encombrer d'une chose chaude et lourde, même à bout de bras.
L'été a duré plus que prévu et le mistral est arrivé sans prévenir, d'un coup.
Passage à l'hiver direct.
Et, je l'ai remis parbleu.
Si j'arrête de le mettre pour le faire nettoyer je vais choper la crève et si je ne l'amène pas j'ai l'impression d'être une fille de mauvaise famille, non pas qu'il soit sale ou tâché, mais je peux remettre en doute sa virginité.
C'est encore plus culpabilisant lorsque je croise des personnes dans la rue chargées de leurs vêtements, sans que je sache leur propre évaluation de leurs salissures et du bon moment à saisir pour prendre une telle initiative.
Vous pensez bien qu'après avoir publié sur le fait que l'étreinte amoureuse est plus importante que tout le reste, sur le tango, la poésie, avoir ou non de l'esprit tel un aristocrate du 17ème ou/et du 18ème siècle, ainsi que sur l'allure et les apparences physiques, cette question fondamentale manquait au tableau.
On ne se moque pas, mon problème relève d'une grosse responsabilité économique.
Si tout le monde fonctionnait comme moi, les pressings auraient fermé depuis longtemps.
Mais, on ne peut pas non plus m'en vouloir de ne pas leur amener mon manteau d'une manière névrotique puisqu'il est nickel.
Certaine que cette publication aura un succès fou, je regarde à nouveau mon manteau et je le remercie.
Bien oui, dans l'intervalle mon psychisme et mon regard sur le monde ont évolué.
Il fallait bien que tôt ou tard les choses bougent.


"Toute écriture est fictive, même et peut-être surtout lorsqu'on s'efforce de raconter une vie. Il y a entre les mots et la réalité un décalage sans lequel écrire ne serait pas possible."  
Yvon Rivard




Photo et texte de Mathilde Primavera.

vendredi 29 octobre 2010

Allure





"Le souci de sa propre image, voilà l'incorrigible immaturité de l'homme."
Milan Kundera

"Oui, l'habit ça flatte toujours ; et ce n'est pas moi qui suis élégant, c'est mon costume."
Marcel Pagnol

"La beauté, comme le succès en tout, est une question de personnalité."
David J. Schwartz





Mathilde Primavera.

jeudi 28 octobre 2010

Esprit es-tu là ?





Extrait de "Ridicule" de Patrice Leconte.


Aussi malsaines que pouvaient être certaines relations dans les salons du 17ème et du 18ème siècle, car vouloir briller n'était pas forcément synonyme de parfaite intégrité, il n'en ressortait pas moins quelques beaux esprits, qui demeurent également précieux et rares à notre époque.
Vouloir faire de l'esprit peut souvent tourner au ridicule car AVOIR de l'esprit ne s'invente pas.
Ça peut se cultiver un peu à la rigueur, mais sans plus.
Surtout, on en a, ou on n'en a pas.




Mathilde Primavera.

mardi 26 octobre 2010

Poésie





Comment pourrions-nous continuer à supporter ce monde dans lequel nous vivons sans un peu de poésie ?



Mathilde Primavera.

lundi 25 octobre 2010

dimanche 24 octobre 2010

Pour le plaisir





Ayant été privée d'internet et de milonga pendant plus d' un mois, permettez-moi de me rattraper et de publier illico presto ce qui me ravit et qui j'espère vous fera un petit peu chaud au coeur et aux mirettes.



Mathilde Primavera.

samedi 23 octobre 2010

Le plus important





Tout le reste ne peut avoir qu'une importance moindre.


Mathilde Primavera.

mardi 5 octobre 2010

Douloureux passé





Une absence prolongée, injustifiée,
Qui ne m'a point rendue aisée
Dans mes actes et ma pensée,
Désagrégeant très fortement mon unité,
Me faisant perdre mon sens de l'humour
Effaçant le mot "amour"
Pour le reste des jours
Devenus terriblement sombres et sourds.

J'ai fait bien pire, j'ai nié en conscience
Tout le bien que sa présence
Procurait à mon essence
Tout en propageant mes terribles offenses.
Mais, je veux tout dire, tout vous avouer,
Pour racheter mes pêchers,
Pour un présent léger,
Je n'ai jamais cessé de penser à lui une seule journée.



Texte de Mathilde Primavera.

lundi 4 octobre 2010

Une forte culpabilité





Les jugements erronés transformés en d'amers mots qui déforment tant votre esprit que votre bouche ne pourront jamais être effacés, tel un enregistrement devenu inaudible avec le temps.
Si leurs lointains souvenirs les rendent flous et moins assassins, leur statut de tueur demeure.
Il faudrait pouvoir engager un tireur d'élite spécialisé dans ce domaine pour leur rabaisser le caquet.
Mais, même à prix d'or, il n'en existe pas.
Croyez-moi, si cela avait été possible, j'aurais déjà délapidé mes derniers euros pour faire la peau à ces sales voyous qui sont arrivés à s'échapper à la moindre occasion.
Incontrôlables, indisciplinés au possible, ils ont rendu la vie dure à un homme qui m'est cher et qui ne méritait pas cela.
Mais, c'était encore l'époque où je ne soupçonnais point mon fort attachement pour lui.
Aujourd'hui, il me semble qu'aucune demande de pardon ne pourra venir à bout de ses affronts.
Pour ne pas avoir compris son propre système de défense je me suis faite offensante.
Pour ne pas avoir compris son esprit du 18ème siècle mes paroles sont devenues du fiel.
J'ai même été jusqu'à l'accuser de tous les maux de la terre, alors que moi-même je n'avais pas utilisé les bons mots.
Mon esprit déformé par des a priori n'en avait que le nom car mon esprit était alors sans substance.
Je n'ai aucune excuse, aucune circonstance atténuante, j'ai tout simplement été très stupide.
A présent, comment se sentir à la hauteur de son panache ?
Mais, si je tremble toujours, j'ai réalisé une chose.
Il ne faut jamais éprouvé la moindre amertume qui naît d'une verbalisation initiale complètement erronée.
On ne peut pas parler des choses qui touchent le coeur autrement qu'avec des mots doux.
Les autres ne vous aideront qu'à vous suicider.
J'espère être en train de vivre une résurrection.



Texte de Mathilde Primavera.

vendredi 24 septembre 2010

Un oiseau de paradis





Effleurer le verre dans lequel il a bu et me sentir coupable de le faire en cachette.
Lui crier sensuellement mon attachement et me sentir coupable de ne rien nous avouer.
Pas plus à lui qu'à moi-même.
Continuer à me tordre de silence et me sentir coupable de lui avoir hurlé mes peurs, mes peines, avec tant de maladresses.

Je souhaiterai que la longue caresse qui nous unit actuellement ne soit jamais perturbée par les ombres de nos âmes.
De MON âme.

Par le passé, je m'étais bien trop protégée pour arriver à le lire correctement.
C'est une bible.
J'avais pourtant l'alphabet.
Dans le désordre, certes.
Puis, quelques lettres ont été perdues.
Par ma faute.
Je les ai enfin retrouvées.
Euh...soyons plus honnêtes, disons plutôt qu'il a pris le temps de les chercher.
Mieux, il a eu la délicatesse de me les rapporter.
A présent, je ferais en sorte qu'elles ne disparaissent plus.
Je l'empêcherai également de me les voler, même par jeu, ou par inadvertance.

Surtout ne rien contrôler.
Juste apprendre à nous apprivoiser.



Texte de Mathilde Primavera.

samedi 18 septembre 2010

Aujourd'hui encore





Je suis en apnée.
Je me jette dans ses silences.
J'écoute tout ce qu'il tait.
Je scrute à la loupe ses ombres.
Je marche sur ses pas derrière lui, telle une sioux.
Pattes de velours, la démarche feutrée, j'évite de miauler.
Je rase les murs, je me glisse sous son tapis, je m'immobilise.

Je souris.
Intérieurement.
J'ai mes raisons.

Je tente de capter tout ce qu'il ne veut pas montrer.
Je saisis au vol deux trois évidences.

Je continue de sourire.
Mais, je ne le cache plus.

Il parle beaucoup.
Je ne dis rien.
Il dévoile si peu.
Je montre trop.

J'ai envie de rire.

Je lance deux trois tirades comme on plongerait dans une mer à 14 degrés.
Il croit que je suis aussi à l'aise qu'un poisson dans l'eau.
Je suis en train de me noyer.
Je bois la tasse.
Je suffoque.
Mais, je vis.
Pleinement.
Enfin...avec lui.

J'ai envie de pleurer.
De joie.

J'évite de l'attendre.
Je devrais.
Quelques fois je le loupe.
De faux pas en faux pas je me mets à trembler.
Je ne devrais pas.
Il me fait ronronner.

Je souris aux pigeons.
Je m'envole avec eux.
Je ne sais pas voler.
J'ai peur de tomber.

Je suis encore debout.
J'éclate de rire.



Photo et texte de Mathilde Primavera.

Privilège





Je ne vous dirai pas ce qu'il fait.
Je m'empêcherai même de l'écrire, ma plume n'en demeurera que plus malicieuse.

Je n'énoncerai pas ce qu'il aime.
Ma liste invisible n'en sera que plus mystérieuse.

Je ne vous communiquerai pas dans quel siècle il vit.
Cela ne vous donnerait que des regrets.

Je ne vous le décrirai pas.
Vous n'avez pas assez vécu pour comprendre la combinaison de son coffre-fort.

Je ne vous citerai pas qui il côtoie.
Vous pourriez croire que vous n'avez que de mauvaises fréquentations.

Je ne vous raconterai pas la musique de sa peau.
Seuls les anges peuvent l'entendre.

Je ne vous confierai pas sa bibliothèque.
Les liaisons entre ses livres sont trop dangereuses pour vos neurones.

Je ne vous déclamerai pas son nom.
Vous ne méritez pas de le connaitre.

Il est précieux.
Je voudrais être ses yeux.
Et, je peux le voir grâce à Dieu.



Photo et texte de Mathilde Primavera.

lundi 6 septembre 2010

Ne jamais oublier


Il ne faut pas que j'oublie d'enrouler le store.
Le ciel est menaçant.
Il ne faut pas que j'omette de faire tout ce que j'ai à faire.
Les urgences risquent de s'accumuler.
Il ne faut pas que je mange n'importe quoi.
La santé est une priorité.
Il ne faut pas que je veille.
Prévenir c'est guérir.
Il ne faut pas que je le néglige.
Il est trop précieux.
Il ne faut pas que j'arrête de prier.
Le désir provoque les évènements.
Mais, il ne faut surtout pas que je rouspète.
C'est une aubaine.
Surtout, ne jamais oublier tout ce que l'on possède.
C'est un miracle.
Cela aurait pu être bien pire.
Remercier sans cesse.


"Si tu remerciais Dieu pour toutes les joies qu'il te donne, il ne te resterait plus de temps pour te plaindre."
Maître Eckhart



Photo et texte de Mathilde Primavera.