Tout ce qui n'est pas donné ou partagé est perdu (proverbe gitan)

Tout ce qui n'est pas donné ou partagé est perdu (proverbe gitan)
Ici c'est le printemps toute l'année !!!

dimanche 19 avril 2009

Une ville pas du tout anodine



















Je suis complètement idiote !
Comment ne pas croire à la mort de quelqu'un chéri ou estimé ?
Comme d'habitude, il m'aura fallu quelques jours pour me recentrer et réaliser la perte de Monsieur Druon.
Comment ne pourrais-je pas être chagrinée par l'auteur "des rois maudits" qui m'a séduite ?

Il aura contribué, entre autres, à d'incroyables fous-rires avec mon ex mari jouant tous les deux à deux anonymes du 14ème siècle, et de surcroît, pas du tout catholiques pratiquants ou même royalistes, cherchant, dans le plus grand secret, un pape potentiel entre Orange et Avignon, lors de nos nombreux séjours dans la région.
Il aura également participé à mon intérêt pour l'ancienne capitale mondiale de la chrétienté, jusqu'à me convaincre de m'y installer, depuis maintenant 5 ans.
Par voie de conséquence, il m'aura fait découvrir "la tour des Anges", l'autre versant de son immense œuvre, mais cette fois-ci côté papauté. Les liens entre ces ouvrages se croisent, se superposent et donneront à eux seuls toute la dimension de la France au 14ème siècle, dont la ville qui comporte un des plus beaux monuments d'Europe n'est évidement pas un lieu inconnu.

Si je ne pouvais pas décemment tenter de lui écrire pour lui dépeindre toutes ces broutilles, j'espère que depuis là où il se trouve il entendra mes mercis.


Mathilde Primavera.

samedi 18 avril 2009

L'aveu

























"J'embrasse tout de vous le visible comme l'invisible."
Wolfgang Amadeus Mozart.


Le souffle court de mes jours
Aspire la chaleur de vos lèvres
Cisèle une pièce rare d'orfèvre
Dans mes rêves cousus de velours

Mathilde Primavera.

jeudi 16 avril 2009

Un petit moment de paix



Un petit moment de paix, de lumière, de soutien et de réconfort dans ce monde de brutes !


Mathilde Primavera.

La flamme pour vivre

















Arrêter le temps
Pas trop longtemps
Juste le temps d'acheter des fleurs
Même si ce n'est pas l'heure
Courir vers cette fabuleuse boutique
Se sentir vibrer comme un moustique
Choisir le bouquet le plus extraordinaire
Et repartir à la vitesse d'un hélicoptère
Mais non pas pour vous
Ni pour Lucas ou Lou
Juste comme ça pour le plaisir
Remercier le passant de la rue pour vous avoir fait sourire
Au saut du lit marchant tristement tel un lundi matin
A peine réveillée et sans aucun entrain
Pour vous avoir offert avec délicatesse
Les effluves de son parfum d'une grande finesse
Réveillant ainsi vos sens endormis
Mettant à nouveau l'accent sur des si
D'éventuelles perspectives possibles et réelles
L'idée que ce rêve de pub fictionnelle
Peut devenir si on le voulait un peu
Au masculin comme au féminin un éclair de feu


Mathilde Primavera.

mardi 14 avril 2009

Des hommes exptionnels (3)




"La peinture est une poésie qui se voit au lieu de se sentir et la poésie est une peinture qui se sent au lieu de se voir."

Léonard De Vinci extrait de "Traité de la peinture".



Mathilde Primavera.

vendredi 10 avril 2009

Lui
























Je suis allée vers lui
Comme on ouvre un parapluie,
Non pas pour me protéger de la pluie
Mais bien pour me rapprocher de lui.

Évidemment, cet autre pas inconnu
Qui m'a laissé un jour toute nue
Face au désespoir à chaque coin de rue
Forcément...je ne l'ai jamais revu.

Comment ne pas aller au devant de ce démon
Ne pas se confronter aux sarcasmes de mon nouvel amant
Incapable d'un seul vrai et beau élan
Qui me rappellent tous les affres de ce maudit an.

S'offrir en pâture à de la racaille
Dans l'allégresse et l'innocence d'une caille
Pour tenter de retrouver des instants en pagaille
Faits de joie de respect et de partage...en paille.

Chercher surtout de l'amour là où il n'y en a jamais eu
Le savoir et courir après l'impossible reconnu
Découvrir tous les abîmes de cette déconvenue
Pour conclure à un terrible malentendu.

Les cochers de l'inconscient me ramènent toujours vers lui
Tentent de réparer tapis sous l'ombrelle, des pluies
Torrentielles, boueuses qui coulent à l'infini
Soulignent des mots, des excuses, des pardons...qu'il n'a jamais dit.

Et pourtant...

Il m'aimait

Lui !


Mathilde Primavera

Des éléments persuasifs


















" Ce que la chenille appelle la mort le papillon l'appelle renaissance. "
Violette Lebon



" Le soleil ne se lève que pour celui qui va à sa rencontre. "
Henri Le Saux


"
Il y a des pluies de printemps délicieuses où le ciel a l'air de pleurer de joie."
Paul Jean Toulet extrait des trois impostures


"
En automne je récoltai toutes mes peines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avril refleurit et que la terre et le printemps célèbrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles. "
Khalil Gibran extrait le sable et l'écume














Mathilde Primavera.

mercredi 8 avril 2009

Portraits recomposés




















tu es pair
tu m' espères
tu te désespères

tu es vie
tu te dévies
tu me dévaries

tu es flou
tu me renfloues
tu te rends jaloux


tu es lance
tu te relances

tu me re-balances


tu es lit

tu me spolies
tu te sens poli


tu es pause
tu te reposes
tu me re-décomposes




Mathilde Primavera.

lundi 6 avril 2009

Un état d'esprit

























Pour Georges, Nicole, Jérôme, Sabine, Eric, Sophie et tous les autres et le pull gris aussi

Prendre un café à la pause déjeuner. Rien de plus banal !
Le siroter à la terrasse d'un café. Rien d'exceptionnel dans le sud au mois d'avril !
Le prendre place de l'Horloge. Rien d'original sur un des lieux les plus traversés en Avignon par des hordes de touristes !
Oui mais, justement, tout prend son envergure à partir du mot "touriste" !
Il suffit juste de se laisser aller à une observation minutieuse, quasiment photographique. Et là, vous êtes prêt à traverser une dimension extra sensorielle, à l'opposé de celle que vous venez de vivre dans le milieu professionnel.
Vous savourez l'air caressant les orteils entre les lanières des spartiates jaune citron de cette blonde nonchalante. Ce rafraichissement vous répare soudainement quelques neurones endommagés par une surchauffe de début de semaine.
Vous souriez à la vue d'un groupe d'adolescents italiens heureux et vifs comme des poissons qui n'auraient jamais mordu à un seul hameçon. Ces embruns marins vous vivifient pour au moins tout l'après-midi.
Vous ressentez la chaleur des mosaïques représentant les symboles de la ville d'Avignon sur lesquels la fillette, d'environ sept ans, n'a pas hésité à imposer ses doigts graciles tout en affichant un ravissement instantané. Ce bien-être vous ramène précisément au week-end que vous venez juste de passer.
Un week-end ? Rien de plus banal !
L'effectuer à Nîmes ? Rien d'exceptionnel et rien d'original !
Oui mais, il ne suffit pas d'y aller n'importe comment !
Vous jonchez le sol de la gare avec une amie aussi excitée que vous et surtout avec une bonne demi-heure d'avance sur l'horaire du train. Vous marchez aussi vite que si vous n'aviez plus qu'une minute pour choper la poignée du wagon. Lui est d'ailleurs déjà là et vous grimpez dedans comme s'il allait démarrer immédiatement. Vous êtes en nage, mais , cela ne fait rien. Vous vous affalez dans le fauteuil tout en faisant mine d'avoir de la distinction et si vous en aviez vraiment manqué, vous auriez volontiers hurlé de joie.
Fort heureusement, vous n'avez pas rien à raconter, votre complice non plus. Vous vous attelez donc à être un peu attentif pour ne pas louper l'arrêt.
A l'arrivée, vous marchez comme s'il faisait 70 degrés à l'ombre, en souriant bêtement aux platanes et aux pigeons.
Vous regardez les arènes amoureusement et au même moment, l'arrestation en direct devant vous d'un présumé délinquant vous effleure à peine l'esprit. Vous énoncez même l'évènement avec une voix douce et calme comme si vous veniez de dire : "tiens, demain ils annoncent du beau temps." Votre compère pas plus émue que vous par tant de violence ne trouve rien de mieux à dire que : "si on se trouvait un ravissant salon de thé ? " Vous exécutez ses désirs sans rechigner, même mieux, vous lui montrez un enthousiasme sincère et profond.
Et là, vous-même vous avez à nouveau sept ans. Vous vous émerveillez devant les armoiries de la ville incrustées dans le sol. Le laiton vous fait de l'oeil, le crocodile et le palmier aussi dont la représentation de ce dernier vous apparait pour de vrai, juste devant vous. Vous êtes donc acueuillie majestueusement comme une reine et vous percevez quelques personnes de la gent masculine au look gothique comme les rois de la cité. Quant au banquet constitué de choux au chocolat noir, il est particulièrement réussi. Vous n'avez de cesse d'être enchantée.
Mais, tout ne fait que commencer.
Vous passez un coup de fil et hop, c'est magique ! Même pas cinq minutes plus tard, un prince revêtu d'un sarouel et d'une tunique blancs, à damner tous les stylistes de la Terre, arrive dans une chariotte toute ferrée, accompagné de sa princesse portant une légère et délicate robe printanière. Deux soleils rien que pour vous !
A partir de cet instant, vous passez tout votre week-end de jour comme de nuit sur une splendide terrasse avec une vue imprenable et un calme absolu. Vous riez, vous mangez, vous buvez, vous dansez, vous vous reposez, vous discuttez, vous riez encore et encore, vous vous reposez à nouveau, vous dansez jusqu'à épuisement...mais, surtout, toujours en très bonne compagnie. Sans doute d'autres princesses et d'autres princes ! Surement.
Mais aussi, en plus d'une conjoncture et d'une configuration formidables, ce week-end j'étais en vacances.
Ce midi j'étais dans la peau des touristes.
Demain...oh, demain...je trouverai certainement une nouvelle idée.
Après tout, tout cela n'est qu'une question d'état d'esprit !
Et je le souhaite léger, léger, léger...


Mathilde Primavera.

jeudi 2 avril 2009

Tango Argentin (2)





On pourra dire ce que l'on voudra, mais le tango nuevo est aussi tonique qu'artistique même si les puristes lui trouveront les pires défauts du monde. Mais pour pouvoir en ressentir ses énergies bénéfiques, il ne suffit pas de regarder et de juger, mais de se lancer dans la passion de cette pratique où la sensualité moins apparente est également de mise.

Mathilde Primavera.

mercredi 1 avril 2009

De nos petits arrangements...





C'est fantastique de pouvoir croire en ce que nous voyons et entendons.
Mais, cela est encore plus magique d'arriver à éradiquer toute parole et tout acte encombrants, insupportables et inutiles.
Le cinéma fait aussi partie intégrante de ce monde où nous avons toujours le libre arbitre de conserver ou non dans notre esprit ce qui nous arrange le mieux dans notre construction de vie.

Mathilde Primavera.

mardi 31 mars 2009

Des oeuvres remarquables





Bien-sûr, il y a les maîtres italiens, français, hollandais...mais, il serait plus que dommage d'oublier les anglais.
Ah...ces anglais... si raffinés !
Pour ma part, je considère chaque peinture de cette vidéo comme une œuvre remarquable.

Mathilde Primavera.

lundi 30 mars 2009

En avril...












Le soir, au coin du feu, j'ai pensé bien des fois
A la mort d'un oiseau, quelque part dans les bois.
Pendant les tristes jours de l'hiver monotone,
Les pauvres nids déserts, les nids qu'on abandonne,
Se balancent au vent sur un ciel gris de fer.
Oh ! comme les oiseaux doivent mourir l'hiver !

Pourtant lorsque viendra le temps des violettes,
Nous ne trouverons pas leurs délicats squelettes
Dans le gazon d'avril où nous irons courir.
Est-ce que les oiseaux se cachent pour mourir ?

"La mort des oiseaux par François Coppee".





Mathilde Primavera.

samedi 28 mars 2009

jeudi 26 mars 2009